INFLUENCE DU CERVEAU SUR LES FONCTIONS ORGANIQUES
s’enlre-croisenl encore dans la moelle avant de se terminer dans la corne antérieure et si, à côté des libres croisées, il n’existe pas, dans le faisceau pyramidal du cordon latéral, des libres réellement directes.
Les expériences de WeaTHEiMER et Lepage sur le chien (1897) forcent à admettre, du moins pour cet animal, l’existence de libres homolatérales. Voici de ces expériences l’une des plus démonstratives: on pratique 1 hémisection du bulbe à gauche par exemple, au-dessus de l’entre-croisement des pyramides ; cette opération n'empêche naturellement pas l’effet moteur de l’excitation du gyrus sigmoïde à droite, c’est-à-dire des mouvements dans la patte postérieure gauche; si on fait alors une seconde hémisection à gauche, et plus bas, au niveau de la première racine rachidienne, audessous par conséquent de l’entre-croisement des pyramides, l’excitation du gyrus droit ne provoque plus de mouvements delà patte gauche, mais de la patte droite. Bien mieux, si l'on réunit par une incision longitudinale les deux incisions transversales déjà pratiquées, l’excitation du gyrus sigmo'ide à droite est encore» suivie de mouvements dans la patte droite. De ce dernier résultat (effet de la section longitudinale médiane du bulbe réunissant deux incisions transversales aux endroits indiqués), il faut bien conclure que l’excitation corticale, après avoir passé par la voie croisée, n’emprunte pas une voie commissurale médullaire.
En somme, le faisceau pyramidal n’est probablement pas la seule voie de transmission des impulsions motrices volontaires ; il n’en est peut-être que la voie habituelle.