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Circulation cérébrale

La vie du cerveau est étroitement dépendante de la circulation du sang dans cet organe; si l'afllux du sang y diminue, toute son activité s’affaiblit et peut même cesser temporairement. Il est d’ailleurs peu d’organes par lesquels passe en un temps donné une aussi grande quantité de sang; le cerveau en reçoit en moyenne par 100 grammes d’organe et en une minute plus de 130 centimètres cubes.

La circulation du sang dans l’encéphale est soumise à des conditions spéciales qui tiennent surtout à ce que l'organe est enfermé dans une boîte inextensible.

Que se passe-t-il à chaque systole ventriculaire, quand l’ondée sanguine parvient dans les artères du cerveau ? Cette masse liquide ne peut se loger dans la cavité close du crâne qu'en déplaçant une égale quantité d’un autre liquide, soit du sang veineux, soit du liquide céphalo-rachidien, ou des deux à la fois, comme on va le voir.

On a démontré en effet que chaque systole produit une expulsion saccadée du sang des veines du cerveau; ces pulsations veineuses ont pu être enregistrées dans les sinus {pouls des sinus), et l’on a vu, par exemple, que les pulsations du sinus sagittal d’un chien sont synchrones aux oscillations de la pression du sang dans une carotide, inscrites simultanément. Cotte projection du sang veineux n’est pas due seulement à l’expulsion communiquée directement par la poussée du sang artériel; elle est aussi le résultat de la compression latérale exercée sur les grosses veines, aux parois très souples, de la surface cérébrale à chaque augmentation de pression intracrânienne que provoque l’effet totalisé des expansions rythmiques, d’origine artérielle, de la masse encéphalique.

D’autre part, à chaque systole ventriculaire, le liquide céphalo-rachidien subit un léger déplacement du crâne vers le rachis. — On sait que ce liquide, situé entre la pie-mére et le feuillet viscéral de l’arachno’ide, entoure toute la masse cérébro-spinale. Il peut s’écouler du crâne vers le rachis par le trou occipital, dont le diamètre est beaucoup plus large que celui de la moelle, et se répandre dans le canal rachidien. Celui-ci, en effet, est sur toute sa longueur constitué par des parois en partie osseuses et en partie membraneuses, par conséquent susceptibles d’extensibilité; de plus, entre la dure-mère, très lâche, et les parois osseuses existent des plexus veineux multiples et une graisse semi-fluide qui peut, de même que le sang.au besoin, refluer au dehors de la cavité rachidienne. Supposons que la pression augmente dans la cavité crânienne au delà des limites compatibles avec le peu de compressibilité des parties y contenues, le liquide céphalo-rachidien fuit devant cette pression et s’échappe dans le canal rachidien, dont les parois sont moins inextensibles, et dans lequel il remplace le sang veineux qu’il expulse. La pression vient-elle à cesser

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