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CIRCULATION CÉRÉBRALE

dans le crâne, le liquide y va reprendre sa place, ce mouvement de reflux étant facilité par l'élasticité en retour de toutes les parties antérieurement déplacées. Telles sont les conditions, bien déterminées par A. Kichkt^ dès 1846, grâce auxquelles les déplacements du liquide céphalo-rachien sont possibles. — Or, si l’on fixe à travers la membrane occipito-atloïdienne une aiguille à palette, analogue à Taiguille hémodromométrique de Chauveau (voy. p. 423), et que l'on fait plonger dans le liquide céphalo-rachidien, on constate des petites secousses brèves de la partie extérieure de l'aiguille, secousses rythmées avec les contractions cardiaques. A la vérité, ces déplacements du liquide vers le rachis sont peu importants. Cependant leur étendue augmente, ce qui signifie que la colonne du liquide mis en mouvement s accroît, si l'on met obstacle à l’écoulement du sang veineux encéphalique, par exemple en comprimant les veines jugulaires externes et les veines vertébrales.

iMouvenieuts du cerveau. — Lorsque les parois rigides du cerveau présentent une partie membraneuse {fontanelles de l’enfant) ou en un point une perte de substance osseuse laissant le cerveau à nu, on voit, au niveau de cette partie molle ou de cette ouverture, se produire des expansions de la masse cérébrale que l’on peut inscrire très simplement à l’aide d’un tube communiquant, d’une part, avec la cavité crânienne, et, d’autre part, avec un tambour à levier. Ce sont là les mouvements du cerveau.

Ces mouvements sont de trois ordres : les uns sont rythmes avec les contractions cardiaques, les autres, plus lents, nrais plus amples, avec les mouvements respiratoires, et enfin ceux de troisième ordre, plus lents encore, sont des ondulations vaso-motrices.

Au sujet des mouvements d’origine cardiaque, rien à ajouter à ce qui vient d'être dit plus haut.

Les mouvements d’origine respiratoire consistent en un affaissement de la masse cérébrale pendant l’inspiration et une distension pendant l’expiration. La diminution respiratoire de volume est due à l'influence de l'aspiration thoracique (voy. p. 444); sur un animal dont un sinus crânien a été mis en rapport avec un manomètre, on voit à chaque inspiration se produire une chute de pression, signe d’un écoulement sanguin rapide. Ce départ du sang veineux de l’encéphale est compensé par un afflux plus abondant de sang artériel. Quant au gonflement du cerveau pendant l'e.xpiration, il tient au ralentissement du cours du sang veineux qui so produit à ce moment; ce gonflement s’exagère dès qu’il y a effort, c’est-à-dire lorsqu’un obstacle s’oppose à la rentrée du sang veineux dans le thorax.

Quand on enregistre les mouvements du cerveau, on remarque maintes fois sur la courbe, outre les oscillations cardiaques et les oscillations respiratoires, des ondulations d’un rythme plus lent. Comme elles ne peuvent dépendre que de resserrements soutenus et de distensions prolongées des

1. A.-D.Richet (1816-1891), analomisle et chirurgien français, fut lonaiemos nro fesseur de clinique chirurgicale à la Faculté de médecine de Paris. -u i '

vaisseaux contractiles, ces ondulations sont à coup sûr d'origine vasomotrice. Telles sont celles qui se produisent sous l’influence du travail cérébral (voy. p. 485).

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