Liquide céphalo-rachidien
C’est le liquide dans lequel est plongée la masse cérébro-spinale. De plus, il est répandu jusque dans les ventricules cérébraux; la continuité de la nappe péricérébrale et intracérébrale est facile à comprendre, puisque l’espace arachno'idicn, au niveau du point où l’arachno'ide passe du cervelet dans le bulbe, communique avec le quatrième ventricule et que celui-ci communique par l’aqueduc de Sylviusavec le ventricule moyen, qui lui-même, par le trou de Monro, se continue avec les ventricules latéraux. Ainsi la masse cérébrospinale flotte, pour ainsi dire, dans ce liquide, comme le fœtus dans^ le liquide amniotique, ce qui la protège conti-e les chocs et les compressions.
Le liquide céphalo-rachidien n’est pas un transsudât; il ne contient pas de fibrinogène. C’est une véritable sécrétion.
A. Sécrétion du liquide céphalo-rachidien. — L’épithélium des plexus choro'ides a une véritable fonction sécrétoire dont le résultat est la production du liquide céphalo-rachidien.
Les cellules qui recouvrent les touffes vasculaires, plus ou moins ramifiées, par lesquelles sont constituées les villosités choro'idiennes, cellules de revêtement des plexus des ventricules latéraux, se divisent nettement en deux zones : une portion basale, granuleuse, qui contient le noyau, et une portion distale, hyaline, plus ou moins turgescente. Sous l'influence de substances dont l'action excito-sécréloire est bien connue (expériencessur le chien, le cobaye, le lapin, etc.), pilocarpine, muscarine, la hauteur de ces éléments s’accroît, la portion distale se développe considérablement et seremplit de globules hyalins. D’après quelques auteurs, c’est dans le noyau qu’apparaîtraient d’abord les granulations qui sont ensuite versées dans le protoplasma. — Expérimentalement, on a montré qu’un chien qui, par une fistule pratiquée à la membrane oceipito-atlo'idienne, donne environ 3 centimètres cubes de liquide cérébro-spinal en une heure, en fournit 4 centimètres cubes après une injection de pilocarpine ; si on lui injecte de l’atropine, il n’en donne plus que Sur cette glande par conséquent, comme sur tant d’autres, l’atropine se comporte en antagoniste de la pilocarpine.
11 est intéressant de remarquer que la cellule glandulaire des plexus est en rapport immédiat avec le sang, dans lequel elle baigne par sa portion basale. Ce qui rapproche les plexus de certaines glandes vasculaires sanguines (A. Pettit^, 1902) ; mais, comme le fait remarquer
I Histologiste français contemporain.