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Des différences entre les nerfs

La question est de savoir si toutes les libres nerveuses sont identiques les unes aux auti’es, ne se distinguant que par leur origine ou leur terminaison, ou bien s’il n'existe pas entre elles quelques différences.

On peut d’abord déceler des différences dans l’action de divers excitants sur les nerfs centripètes et les nerfs centrifuges ou dans certaines réactions* de ces deux espèces de nerfs.

Nous avons indiqué déjà (p. 1086) l’action spéciale de la chaleur sur le nerf sensitif.

Nous avons signalé aussi (p. 1087) l’action différente du courant constant sur ce nerf et sur le nerf moteur.

Quand on comprime un nerf jnixtc, la conductibilité centripète disparaîtrait plus vite que la conductibilité en sens centrifuge. Ue cet effet de la compression peut-être est-il bon de rapprocher l'observation bien connue qu’un coup sur le nerf cubital, chez l’homme', détermine seulement de ia douleur.

A la suite de l’application de cocaïne sur un tronc nerveux, les fibres sensitives contenues dans ce tronc sont paralysées avant les fibres motrices. De même, la cocaïne agit plus rapidernen-t sur les fibres centripètes du pneumogastrique que sur les fibres centrifuges.

Rappelons encore ici qu’il ne se fait pas de réunion quand on suture un nerf sensible à un nerf moteur (voy. p. 974).

LES NERFS RACHIDIENS

On peut, d’autre part, déceler de semblables différences entre les fibres centrifuges de fonctions diverses contenues dans un même nerf.

C’est ainsi que l’excitabilité des fibres motrices des muscles extenseurs •est moindre que celle des fibres qui se lendent aux lléeliisseurs ; ces dernières, sous rinfluence dos courants induits faibles, se contractent d’abord. L’excitabilité des fibres vaso-constrictives et vaso-dilatatrices n’est pas non plus identique (voy. p. 480); les premières répondent plus facilement aux courants induits.

L application sur le pneumogastrique de la grenouille d’une solution de nitrate de potassium à 0s‘‘,25 p. 100 rend les fibres inhibitrices cardiaques inexcitables; au contraire, l’excitabilité des fibres accélératrices n’est pas altérée. L’application de la cocaïne sur un tronc nerveux paralyse les fibres vaso-constrictives avant les fibres vaso-dilatatrices.

Chez l’homme on a observé des cas de dissociation de la sensibilité tactile et de la sensibilité thermique dans des conditions telles qu’ils ne peuvent guère s’expliquer que par l’existence de fibres conductrices différentes (voy. p. 823 et 824).

De ces faits faut-il conclure qu’il doit y avoir de réelles différences ■entre les fibres nerveuses? Quelques-uns d’entre eux ne peuvent-ils s’expliquer par des différences entre les organes terminaux qui ne répondraient pas, les uns et les autres, aux mêmes rythmes d’excitation? Mais tous peuvent-ils recevoir cette explication? La question est difficile à ti ancher.

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