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Les nerfs crâniens

La physiologie des nerfs crâniens, comme celle des nerfs rachidiens, s’appuie étroitement sur leur anatomie.

Les douze nerfs qui se détachent de la partie encéphalique des centres nerveux(base du cerveau, protubérance, bulbe) président soit à la sensibilité, soit au mouvement des parties auxquelles ils se distribuent. Ils peuvent présider à l’une de ces fonctions d’une manière exclusive ou bien se composer de diverses libres (nerfs mixtes), dont les unes sont sensitives, les autres motrices, d’autres encore sécrétoires. Quelques-uns enfin portent vers les parties périphériques (centres nerveux ganglionnaires du sympathique, ganglions viscélaux) une influence dite modératrice (influence du pneumogastrique, par exemple, sur le cœur).

1® Nerf olfactif.

L étude des fonctions de la première paire a été faite avec le sens de l’odorat (voy. p. 804 et suiv.).

2“ Nerf optique.

Le nerf optique est le nerf de la vue j ses fonctions ont été décrites p. 897 et 1017.

3° Nerf moteur oculaire commun.

C’est le nerf de la plupart des muscles du globe oculaire, c’est-à-dire des trois droits interne, supérieur et inférieur, du petit oblique et du releveur de la paupière supérieure (voy. 931 et suiv.) ; il innerve en outre deux muscles intrinsèques de l’œil, le constricteur de la pupille (p. 891 et fig. 213, p. 892) et le muscle ciliaire (p. 885) ; à ce dernier titre, il est, nous le savons, le nerf de l’accommodation.

Il s’anastomose avec le trijumeau dans le sinus caverneux. De là la sensibilité de ses branches.

4® Nerf pathétique.

C’est aussi un des nerfs moteurs du globe oculaire, par sa distribution au muscle grand oblique (voy. p. 93f); il n’innerve que ce seul muscle.

LES NERFS CRANIENS

11 doit une sensibilité d’emprunt à des fibres venues du trijuineau dans le sinus caverneux.

5® Nerf trijumeau.

Ce nerf est mixte dès son origine, puisqu’il est constitué par deux racines, l’une sensible, l’autre motrice. Les fibres centripètes et centrifuges du trijumeau se distribuent de la façon suivante dans les trois branches de ce nerf.

h ophtalmique de Vl<7h’sdonne la. sensibilité a toute la peau du fi’ont, delà racine et du dos du nez, de la paupière supérieure, à la conjonctive, la cornée, 1 iris et même à la rétine (sensibilité générale) par le nei'f central de la rétine. — Il donne les filets vaso-moteurs des membranes de l’œil et enfindes fibres secreïoîVes à la glande lacrymale, fibres empruntées au nerf facial (voy. p. 936).

Le maxillaire supérieur préside k la sensibilité de la paupière inférieure,, de la joue, de l'aile du nez, de la lèvre supérieure, de la muqueuse nasale (sensibilité générale), des dents de la mâchoire supérieure, etc. — Il donne des filets vaso-dilatateurs à la muqueuse de cette région (voy. p. 476) et des filets sécréteurs aux glandules de ces diverses régions et particulièrement aux glandes de la muqueuse olfactive.

Le maxillaire inférieur préside à ta sensibilité des dents de la mâchoireinférieure, de la peau du menton, de la lèvre inférieure, delà région auriculo-tenqiorale, delà muqueuse buccale et linguale; il préside de plus à la sensibilité spéciale de la moitié antérieure de la langue (sens du goût) par son rameau lingual (voy. p. 8o6). — C’est, d’autre part, du maxillaire inférieur (voy. p. 169) que se détachent les fibres motrices (venues de la petite racine ou nerf masticateur) qui innervent tous les muscles masticateurs, dont les uns élèvent la mâchoire (masséter, temporal, ptérygo'idiens) et dont les autres l’abaissent i (mylo-hyoidien et ventre antérieur du digastrique) Ce nerf fournit aussi un filet au muscle interne du marteau, car la contraction de ce petit muscle se produit quand on excite la racine motrice (nerf masticateur) du trijumeau ^ (voy. p. 841). L’anatomie montre que le ganglion otique, annexé au maxillaire inférieur, donne un filet moteui” au muscle péristaphylin externe.

On voit, en somme, que le trijumeau préside essentiellement à la sensibilité des trois grandes régions de la face (front, joues, menton), d’où son nom ou celui de trifacial. De plus, il joue un rôle capital dans plusieurs actes fonctionnels, tels que la mastication (voy. p. 169), la déglutition (voy. p. 197), l’éternuement (p. 1040), la succion (p. 1052), la sécrétion des larmes (p. 936).

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