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CHAPITRE IV

Le grand sympathique se compose : 1° d'une série de ganglions disposés e long de la colonne vertébrale, un pour chaque vertèbre (excepté à la région cervicale, où il y a fusion en trois gros ganglions) et reliés entre eux par des cordons connectifs ; 2<> des rameaux communicants qui relient ces ganglions à la moelle (rameaux afférents aux ganglions); 3° et enfin des nerfs issus des ganglions et qui se rendent aux viscères et aux vaisseaux.

A diverses distances de la chaîne du grand sympathique, sur le trajet des rameaux qui en partent pour aller à ces viscères, se trouvent de nouvelles masses ganglionnaires ; ce sont de nombreux amas de cellules nerveuses échelonnés sur les nerfs du grand sympathique; le plus remarquable de ces amas est le ganglion semi-lunaire, que Bichat appelait le cerveau abdominal; enfin, encore plus loin sur le trajet des nerfs viscéraux, au moment où ceux-ci se distribuent dans les organes, on trouve une nouvelle série de ganglions disséminés dans l’épaisseur des parois de ces organes, et d’ordinaire de dimensions microscopiques ; tels sont ceux que 1 on trouve dans l’épaisseur des parois intestinales, dans la charpente musculaire du coeur, sur les bronches, etc. {ganglions viscéraux ou parenchymateux) .

Le système nerveux grand sympathique ainsi constitué représente-t-il un^ système nerveux indépendant du système céphalorachidien ? C’est ce que l’on a cru longtemps ; c’est ce que pensait Bichat, pour qui les rameaux sympathiques prenaient leur origine dans la substance grise des ganglions, exactement comme les nerfs cérébro-spinaux émergent de la moelle ou de l’encéphale.

Cette conception a été abandonnée parce que Ton a reconnu que le grand sympathique n’est nullement un système à part, qu’il a ses origines dans le mésocéphale et dans la moelle, que ses fibres centripètes et cenh'ifuges sont en rapport avec l’axe cérébro-spinal.

Il reste néanmoins que les nerfs sympathiques, qui commandent aux actions de la vie organique, sont tous soustraits à l’action de la volonté ; en ce sens ils forment un système autonome, suivant le mot de Langley (1898).

Quelles sont les fonctions des parties constitutives de ce système, ganglions et cordons nerveux ?

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