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Rigidité cadavérique

Peu de temps après la mort les muscles deviennent d'une dureté •caractéristique, qui empêche de les mouvoir ; c’est cet état que l’on appelle rigidité cadavérique.

Ce phénomène se manifeste en général au plus tôt dix minutes et au plus tard sept heures après la mort. La rigidité envahit les muscles du corps dans l’ordre suivant : d’abord les muscles de la mâchoire inférieure, puis ceux du cou et des membres inférieurs, enfin ceux des membres thoraciques. Elle dure plusieurs heures et quelquefois plus d’un jour et jusqu’au début de la putréfaction. Les muscles qui se sont raidis les premiers sont aussi les premiers à se relâcher. Plus tôt un muscle perd son excitabilité, plus tôt ari'ive la rigidité cadavérique ; c’est pourquoi elle vient plus tôt chez les Oiseaux que chez les Mammifères, plus tôt chez les Mammifères que chez les Vertébrés à sang froid. Les muscles qui ont été fatigués fortement avant la mort perdent rapidement leur excitabilité et deviennent' plus vite rigides. 11 est d’expérience vulgaire que les animaux tués, après avoir été longtemps chassés ou surmenés, sont pris de raideur cadavérique presque aussitôt après la mort, et qu’alors la rigidité dure peu. On a constaté le même phénomène sur des soldats tués à la fin d’une longue bataille.

Il y a une phase de la rigidité pendant laquelle le muscle répond encore aux excitations, particulièrement aux excitations mécaniques, et une phase où il a perdu toute excitabilité.

On attribue la rigidité à la coagulation du myosinogène, à sa transformation en myosine. De fait, les acides minéraux, la chaleur (50°), toutes les influences qui favorisent la formation de myosine, hâtent la rigidité. — Lorsque la myosine formée commence à se •dissoudre, quand arrive la putréfaction, alors la rigidité disparaît.

11 existe d’autres rigidités, produites par la chaleur et le froid, par l’eau, par les acides, par le chloroforme, par la ligature des nrtères musculaires.

1. Le nombre des molécules dissoutes augmenterait dans le muscle par la contraction. De fait, on a trouvé que la teneur en eau du muscle qui a travaillé •est augmentée ainsi que la pression osmoticpic. Sous l’inlluence de cet accroissetuent d'eau, le muscle tendrait à s’arrondir et diminuei’ait de longueur.

LES FONCTIONS MOTRICES

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