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II. — PHYSIOLOGIE DU TISSU MUSCULAIRE LISSE

Les propriétés générales des muscles lisses sont les mêmes que celles des muscles striés; ils sont également élastiques et extensibles et ils sont contractiles. L’intestin, la vessie, l’utérus se laissent dilater à un degré extrême ; l’excès de dilatation, il est vrai, peut en amener la paralysie.

La composition chimique des muscles lisses a été beaucoup moins étudiée que celle des muscles striés ; elle paraît être cependant à peu près semblable. Les muscles lisses contiennent plus d’eau et plus de sels de sodium .

Les excitants, soit qu ils agissent directement sur le muscle, soit qu’ils agissent par l’intermédiaire des nerfs, sont les mêmes que ceux du muscle strié.

Les excitations mécaniques sont particuliérement efficaces. Il en est de meiiife des variations de température, même des variations faibles au.xquelles le muscle strié ne répond pas. C'est ainsi que les fibres lisses du dartos et en général celles de la peau se contractent par le contact d’un milieu froid, notamment par rimmersion dans l'eau froide; c’est ainsi que 1 on voit les parois intestinales d’un animal sacrifié et ouvert présenter des mouvements péristaltiques énergiques, soit par le contact de l’air froid soit par celui de l’eau chaude; il suffit d’eau à 20» sur un animal mort depuis quelques instants et déjà se refroidissant.

La physiologie du muscle lisse est dominée par ce fait que le passage de l’état de repos à l’état actif se fait avec une lenteur relativement grande; la période d’excitation latente dure de 0",4 à

Fi^. 288. Secousse du muscle de Muller du chien (Joi.yetpI SeluerI. -S, siJSfLVexcSn ~ ^

0 ,8; la contraction, une rois établie, dure longtemps aussi, souvent plusieurs secondes ; la phase d’énergie décroissante a une duree plus longue que la phase d’énergie croissante. Ces caractères aisement sur les deux myogrammes ci-joints (fig. 288 et ..89). On peut les constater aussi sur la figure 165 (p. 713) i. La

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