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Conditions chimiques

On peut ramener toutes les conditions chimiques de la vie à deux, la composition du milieu et l’alimentation.

1° Les êtres organisés vivent dans Pair, l’eau douce ou dans 1 eau

salée.

Aucun être ne peut vivre dans l’eau distillée (voy. p. 73). La salure de l’eau peut être très variable, et ces variations peuvent déterminer des modifications de forme.

2° L’alimentation, c’est en somme la consommation d’une quantité déterminée de matériaux nécessaires à la construction du protoplasma.

Parmi ces matériaux l’eau occupe une place prééminente. '

Nous avons déjà vu pourquoi (p. 16) et où les animaux supérieurs, comme l’homme, trouvent l'eau indispensable à leurs tissus (p. 135).

Sur les organismes monocellulaires, la dessiccation naturelle ou arliQ-

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cielle a pour efiet de réduire les phénomènes vitaux, puis de les suspendre (vie latente). Les œufs d’insectes peuvent de même être desséchés et, longtemps après, se développer néanmoins, quand on les place dans les conditions d’incubation normale.

L’oxygène n’est pas moins nécessaire (voy. p. 135 et 507).

Tous les êtres vivants consomment de) l’oxygène, c’est-à-dire respirent. Cette consommation est plus ou moins active suivant les espèces. .Mais le lait capital, c’est que la vie devient impossible de parla privation d’oxygène. Seulement elle s’éteint plus ou moins vite ; pour les animaux supérieurs et, chez ceux-ci, pour les cellules nerveuses en particulier, l’asphyxie est très rapidement niortelle ; il est, au contraire, beaucoup de formes cellulaires qui y résistent longtemps, des tissus, comme le tissu musculaire de tous les animaux, aussi bien que les animaux à sang froid et les êtres inférieurs.

Il y a même des organismes qui en apparence peuvent se passer d’oxygène, ce sont les êtres dits anaérobies (voy. p. b07; voy. aussi p. 111 ce que nous avons dit de la respiration des plantes vertes). Les êtres anaérobies appartiennent surtout au groupe des Bactéries. Les vers intestinaux, tels que les Ascarides, présentent le meme phénomène, explicable sans doute par la même propriété que posséderaient tous ces organismes de séparer l’oxygène de combinaisons chimiques, comme les sels alcalins, dans lesquelles il est engagé. Beaucoup de cellules végétales et animales vivent d’une vie anaérobie (voy. p. 81).

A côté de l’eau et de l’oxygène se placent toutes les autres substances alimentaires.

Nous avons énuméré pages 135 et suivantes les substances qui entrent dans l’alimentation des êtres supérieurs.

Ces substances peuvent se trouver engagées dans des combinaisons chimiques très diverses, aptes, les unes ou les autres, à ne nourrir que des espèces déterminées. Ce qui veut dire qu’il n’y a point d’aliment commun à tous les organismes (l’eau et l’oxygène étant, comme on l’a vu, exceptés).

Suivant leur genre de nourriture et la façon dent ils utilisent celle-ci pour former leur propre substance, les êtres vivants peuvent être répartis entrois grandes classes, les plantes vertes, les plantes dépourvues de chlorophylle et les animaux. — On a vu comment les premières assimilent le carbone et avec quels composés azotés elles édifient les protéides de leur protoplasma (p. 112 et suiv.). — Les plantes sans chlorophylle ont un pouvoir de construction, de synthèse, qui ne le cède pas à celui que manifestent les précédentes. C’est ainsi qu’il est des bactéries qui fixent directement l’azote de l’air (voy. p. 113). Parmi les Champignons, V Asperfjillus niger, le Pénicillium glaucum ont la même propriété ; mais en général les Champignons empruntent leur azote à des composés inorganiques aussi bien qu’organiques ; quant au carbone, ils ne peuvent se le procurer qu’en absorbant les composés carbonés complexes formés par les organismes verts, soit qu’ils trouvent ces composés dans les débris des animaux et des végétaux

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luorls (Champignons saprophytes i), soit qu ils les puisent dans les tissus des animaux et des végétaux vivants (Champignons parasites), — Quant aux animaux, nous savons qu’ils ne se nourrissent cfue de combinaisons organiques complexes.

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