‹ Traité élémentaire de physiologieChapitre 64 sur 510 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Les phénomènes physiologiques se localisent, avec leurs caractères de procédés spéciaux, dans les éléments anatomiques, cellules ou formes dérivées des cellules et en ayant conservé les propriétés [fibres musculaires, par exemple).

Les cellules sont essentiellement changeantes; d’une existence plus ou moins courte, elles subissent d’incessantes métamorphoses, car leur forme et leur composition varient, depuis un moment qu’on peut appeler leur naissance, jusqu’à celui qui marque leur mort ; bref, elles ont des âges, elles présentent une évolution. L’évolution est justement ce qu’offrent de plus particulier les éléments organisés.

Nous disons que ces métamorphoses sont des changements de forme et de composition. Les changements de composition ne caractérisent jias la vie par eux-mêmes, car tout corps organique, au contact de l’air^ absorbe de l’oxygène et dégage "de l’acide carbonique, jusqu’à ce qu’il soit complètement brûlé, ou bien il se putrétie peu à peu. La cellule, au contraire, ne se détruit pas par cet échange, elle se transforme, elle se multiplie ; et c’est la vie.

C’est par l’étude des propriétés de la cellule que l’on peut commencer la physiologie, puisque la cellule est l’élément essentiellement vivant.

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