CH20H
Lévulose.
C6li'*06 = 2(CMI50II) + 2 CO*
Alcool.
Los hexoses qui nous intéressent sont la ^lycose (ou dextrose ou sucre de raisin), li^alactos^ et la lé„Y.ul^]i§e. On rencontre la première dans le sang (en petite quantité), dans le foie et dans les muscles. C’est aussi le sucre de l’urine de la plupart des diabétiques. — La galactose n’existe pas à l’état isolé dans l’organisme, mais se forme par hydratation quand la lactose ou sucre de lait, dont il sera parlé tout à l’heure, est dédoublée. — La lévulose existe en très petite quantité dans le sang et dans les muscles et dans l’urine (dans certains cas de diabète, lévidosiirie).
B. Disaccharides. — On les appelle aussi hexobioses; on doit les considérer comme résultant de l’union de deux molécules d’he.xose avec perte d’une molécule d’eau :
2 CGH»*06 — H*0 =
Glycose. Saccharose.
Telle est leur formule générale. L’action des acides minéraux à chaud ou celle des diastases spécifiques les dédouble, avee addition d’une molécule d’eau, et ils reconstituent ainsi les monosaccharides correspondants.;
CiîH**0" + H*0 = 2 CBH'*06.
La saccharose ainsi traitée [inversion] donne une molécule de glj'cose et une molécule de lévulose; la rnaltose donne deux molécules de glycose ; la lactose donne une molécule de glycose et une de galactose.
Les disaccharides agissent sur la lumière polarisée. Les uns (maltose et lactose) réduisent et les autres (saccharose) ne réduisent pas les oxydes métalliques ; cela tient à ce que, suivant que la condensation des deux molécules d'hexose se fait d’une façon ou d’une autre, la fonction aldéhydique ou cétonique, c’est-à-dire réductrice, est ou n’est pas conservée. Quant à la fermentation parla levure de bière, ils la subissent tous, mais indirectement, c’est-à-dire qu’ils ne fermentent qu’après avoir subi la décomposition par hydrolyse dont il vient d’être question ou phénomène de Vinversion. La maltose ne se comporte pas autrement à ce point de vue que la saccharose et la lactose ; la levure de bière sécrète en effet un ferment (maltase) qui la dédouble et elle détermine la fermentation alcoolique du produit de ce dédoublement (glycose) au fur et à mesure qu'il se forme*. C’est que*« les bioses ne sont pas des sucres directement assimilables... Il faut qu’ils soient au préalable transformés en glycoses. Cette transformation est toujours déterminée chez les êtres vivants par un ferment
1. E. Bourqüei.ot', J. de r Anal, et de la Pliysiol., i886 ; — E. Fischer*', Ber. derdeulsch.chem. Gesells., XXVII, 1894.
2. E. Bourquelot, Revue scienlilique, 26 octobre 1895, p. 519.
* Chimiste français contemporain, professeur à l’Ecole supérieure de pharmacie de Paris.
"Chimiste allemand contemporain, professeur à l’Université de Berlin.
COMPOSITION CHIMIQUE DU CORPS HUMAIN
soluble », On voit donc que la maltose, étant dextrogyre, réductrice et fermentescible (la fermentation alcoolique et le dédoublement qui en est la condition étant en effet des phénomènes quasi simultanés), possède les principales réactions de la glycose. C’est pour cela qu’il est assez difficile de séparer ces deux sucres que l’on rencontre souvent ensemble dans l’économie. La maltose se distingue de la glycose par son plus grand pouvoir rotatoire ([a]o = + 144») et par son moindre pouvoir réducteur.
C’est la saccharose ou sucre de canne qui est le type de ces sucres. Ce corps existe en grande quantité dans un nombre considérable de végétaux, plantes et fruits. Mais ce n’est pas un des principes immédiats de l’organisme humain. Les hexobioses qui font partie de cet organisme sont la maltose et la lactose; la première existe dans le sang en petite quantité; la seconde constitue le sucre du lail
C. Polysaccharides. — On les appelle aussi amyloses. Quelques auteurs les dénomment hydrates de carbone proprement dits, mais il est préférable en physiologie de maintenir ce nom à l’ensemble des mono, di et polysaccharides.
L’hydratation par les acides dilués ou au moyen des diastases spécifiques (amylolytiques) transforme finalement les polysaccharides en monosaccharides (par fixation d’eau). Ils peuvent donc être considérés comme les anhydrides de ceux-ci. Déjà les disaccharides résultent des monosaccharides par déshydratation (union de deux molécules d'hexose avec perte d’une molécule d’eau) ; on voit que les polysaccharides représentent un produit plus avancé de déshydratation (déshydratation d’une seule molécule d’hexose). Leur composition centésimale correspond en effet à la formule GeHiOQS. Mais leur poids moléculaire est beaucoup plus élevé ; ils répondent donc à la formule (G^ID^QS)". C’est ainsi que l’amidon soluble aurait un poids moléculaire de 17 750, ce qui conduirait pour ce corps à la formule