O.CI8TP50 OH
C3IIô-O.C'8II3.'i04-C2HiCAz(ClI3)
30II=C3HS 0.C'81I330 +H^O.
\O.PO '^o.C»H4.Az(CH»POH
C’est là la lécithine distéarique ou distéaryllécilhine. Mais, comme on peut remplacer un des deux radicaux d’acide stéarique par un radical d’autre acide gras, palmitique ou oléique,ou ces deux radicaux par deux radicaux d'un autre acide gras, ou encore chacun d’eux par un radical différent, on voit qu’il y a diverses lécithines.
Les lécithines sont iiisolublesdans l’eau; elles sont solubles dans l’alcool chaud et dans l’éther. Chauffées avec les alcalis caustiques, elles se décomposent en acide gras (saponification), choline et acide phosphoglycérique. Dans celte action, une partie de la choline mise en liberté est transformée en neurine, par élimination d’une molécule d’eau.
Il existe de la lécithine dans presque toutes les cellules végétales et animales. Le jaune d’œuf en contient une grande quantité. On en trouve surtout, chez les animaux supérieurs et l’homme, dans l’encéphale, les muscles, la graisse, les globules du sang, les spermatozo'ides, dans le plasma sanguin, dans le lait. Dans la substance blanche du cerveau on en a trouvé jusqu’à 1 1 p. 100 et dans le foie de
PHYSIOLOGIE CELLULAIRE
2 à 3 p. 100. C’est donc un des composés importants de l’organisme.
Ce qui ajoute encore à l’intérêt de ce corps, c’est la constatation bien établie qu’il se trouve dans tous les tissus envoie de développement: jaune d’œuf, spermatozoïdes, globules blancs, spores, jeunes pousses au printemps, levures. Sa présence dans le lait paraît avoir la même signification.
C. Lipoïdes. — On a donné ce nom (E. Overtons 1900-1901) à un ensemble de corps hétérogènes au point de vue chimique, les uns phosphorés, les lécithines*, les autres ne contenant pas de phosphore, les cholestérines, leprotagon, la cérébrine, mais qui ont des propriétés physiques et biologiques communes. Us forment tous avec l’eau des solutions colloïdales (voy. p. 35), sont des constituants de la membrane d’enveloppe des cellules et sont des solvants de l’éther et des substances analogues (des anesthésiques en général), se comportant vis-à-vis de ces substances à peu près comme les graisses ; ce sont aussi des solvants des coloi'ants vitaux d’EiiRucn (voy. p. 11).
De leur propriété de dissoudre certains corps vient leur grand rôle dans la perméabilité des cellules 3. Hans Meyer* et Overton ont découvert simultanément que les anesthésiques, par le fait de leur solubilité dans les lipoïdes, se fixent sur les lipoïdes des cellules. Aussi les organes les plus riches en ces substances sont-ils les plus sensibles aux narcotiques. Tel est le cas du tissu nerveux ; et des analyses directes (Pohl 3, 189Ü-91 et surtout Niclocx, 190C-1907) ont prouvé qu’après anesthésie c’est dans les centres nerveux que se trouve la plus forte proportion de l’anesthésique (alcool, chloroforme, éther).
L’action d’autres toxiques a été également expliquée par leur solubilité dans les lipoïdes des membranes cellulaires ; ainsi le venin de Cobra ne devient hémolytique pour les hématies lavées et mises en suspension dans l’eau salée que si on y ajoute du sérum (qui contient de la lécithine) ou un peu de lécithine pure (formation d’un lécithide hémolysant, toxolécithide). — Inversement, d’autres lipoïdes manifestent une action antitoxique, en fixant des hémolysines et les rendant par là inoCfensives; la cholestérine empêche l’hémolyse par le venin additionné de lécithine ou par la saponine ou par les hémolysines bactériennes; les hématies riches en cholestérine résistent fortement à la saponine.