I. propriétés physiques des cellules
Toutes les cellules ne sont pas pourvues d’une membrane d’enveloppe; ce sont surtout les cellules végétales qui présentent celte membrane à l’état de couche cellulosique plus ou moins épaisse. La plupart des cellules animales n’ont point de membrane d’enveloppe. Mais, chez presque toutes, il existe à la périphérie une zone de protoplasma différencié, condensé, comme disent les histologistes; c’est Yectoplasma, ou protoplasma plus dense, ou épaissi, et comme très légèrement solidifié.
C’est par cette couche limitante que les cellules sont en rapport avec le milieu extérieur. Pour qu’elles puissent se nourrir, c’est-àdire absorber diverses substances nécessaires à leur vie et en rejeter d’autres qui leur sont devenues inutiles ou même nuisibles, il faut donc que cette couche se laisse traverser par toutes ces substances de dehors en dedans et de dedans en dehors. Ainsi se pose la question de savoir si les cellules sont perméables ou semi-perméables, si les lois physiques de l’imbibition et de l’osmose s’appliquent à leurs échanges avec le milieu.
Nous verrons dans quelle mesure se font ces applications et particulièrement les données importantes qui sont sorties déjà de l’extension à la physiologie des principes et des lois ainsi que des procédés d’investigation de cette partie de la physique qui a pris le nom de chimie physique (étude physique des solutions, tension osmotique, etc.). De sorte que l’on peut considérer comme parfaitement justifiées ces paroles de J. Loeb : « En aucun temps, depuis la période qui suivit immédiatement la découverte de la loi de la conservation de l’énergie, la perspective de progrès de la physiologie n’est apparue plus brillante qu’à présent, ce qui est largement dû à l’application de la chimie physique aux problèmes de la vie
I. J. Loeb, The physiological problème of lo day {American Soc. of nalaralislt, Ithaca, 1897).
PHYSIOLOGIE CELLULAIRE