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I.OI DE LA DILATATrON DES LIQUIDES. Ï

sent pas, et la dilatation doit t'trc rcpi'ésentée par une formule à trois termes de la forme suivante ;

i. = al + hl- + ctK

Voici quelques formules de ce genre e.vtraites du travail de .M. Pierre :

Alcool i = 0,0010186 < + 0,0000017510 U + 0, 00000000134518 <»

Uthcr A = 0,001 51 3î/ + 0,00000J:io9î U + 0,000000040051 <*

■Sulfure de carbone A= 0,0011398 ( + 0,0000013707 (* + 0,00000019123 <* Brome A = 0,0010.382 < + 0,00000171 14 <* + 0,0000000051171 <’

L’e.vamen des formules propres au.x dilTércnls liquides montre ijnc dans aucun d’eux il n’existe de maximum de densité; cetle particularité demeure exclusive à l’eau.

212. Dilatation absolue du mercure. — Le rôle exceptionnel que joue le mercure dans les -expériences de physique, son emploi particuliérement dans la construction du baromètre et du thermomètre, exigeaient la détermination rigoureuse de la dilaUation de ce liquide. Dulong et Petit ont résolu cette question d'une façon trèsexacte, et à l’aide d’une méthode ingénieuse dont le principe consiste à substituer à la mesure, toujours un peu incertaine, des volumes, l’observation plus sôre des hauteurs d’une colonne liquide.

Soient A et 11 deux tubes communiquant entre eux par un tube très-étroit Cü et renfermant du mer- a «

cure. Si ce liquide est partout à la même température, il devra s’élever à la même hauteur dans les deux branches en vertu du principe fondamental des vases communicants. Mais si le tube AC, par exemple, étant maintenu <i 2éro, on élève la température de BD, la densité du liquide chaud devenant plus faible, la hauteur nécessaire pour faire équilibre à la pression exercée par le liquide froid sera plus considérable. Concevons dans le tube ho-

Fig. 212.

Principe de la mesure de la dilatation du mercure.

rizontal de communication une tranche verticale, et désignons

par h et h' les hauteurs du liquide dans la branche froide et dans

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la hranclic cliauclc au-dessus du centre de gravité de celte traiicl)e; les pressions devant être les mêmes des deux côtés, on aura nécessairement, en appelant d ctd' les densités du mercure à zéro et à

la température /, la relation /»</ = U‘d'.

Mais, d’après ce qui a été expliipié i)lus haut (199), d'

m étant la dilatation du li(iuide de 0 à (; par conséquent hd = j— d’oô

On voit donc (lu'il suffira de mesurer exactement les hauteurs h' et h pour qu’on puisse en déduire m.

Il est à remarquer (ju’il n’y a que le centre de gravité de la tranche liquide, que nous avons considérée, qui soit en équilibre; la partie supérieure est plus pressée du côté du liquide chaud et la partie inférieure du côté du ii(]uidc froid; il tend donc ;i se produire un double courant, auquel met obstacle la capillarité ilu tube de communication. D’ailleurs, à supposer (pril se produisit, ses elTcls invei’ses se compenseraient sensiblement relativement au niveau du liquide dans les deux branches.

Voici maintenant comment Dnlong et Petit ont réalisé la méthode précédente.

Le tnbe de communiaition, entre les deux branches A et D tie l’appareil (fig. 213), repose sur une barre de fer en forme de T, dont on amène la surface à une horizontalité parfaite. A cet elïet on fait reposer la barre sur un socle muni de vis calantes, et deux niveaux à bulles sont disposés rectangulairement sur la barre elle-même. L’une des colonnes B est maintenue dans un manchon contenant de la glace fondante; la deuxième A est placée dans un cylindre en cuivre contenant de l’huile et chaulTé par un fourneau attenant à l’ap|)areil. Loi-sque l’on veut faire une ob.servation, on s’arrange pour qu’au moment où se trouve atteinte la température à laquelle on veut expérimenter, l’huile s’élève tant soit pou dans le tube A au-dessus du couvercle du cylindre, de façon ù pouvoir être visée par la lunette du cathétomèire ; il suffit pour atteindre ce but d’ajouter ou d'enlever une petite quantité d’huile. On vise ensuite l’extrémité de la colonne B, ce qui donne la différence des hau-

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