DILATATION ABSOLUE DU MERCURE
leurs h' et h. Il reste à connaître la hauteur absolue h. Dans ce but on a relevé directement la bauleur d’un repère i au-dessus de la surface de In barre, et on retranche de cette bauleur la demi-épaisseur
Fig. 213. — Appu'cil de Diiloiig et Petit pour l.i dilatation absolue du mercure.
du tube horizontal. Il sufOldès lors de mesurer au moment de l’expérience la distance de l’extrémilé de la colonne B au point de repère.
La tempcicilurc de l'huile est donnée par le thermomètre à poids ( et par un tbermomèire à air r, dont le principe sera indique plus loin.
Par l’emploi de celte méthode, Dulong et Petit ont constaté que la dilatation du mercure est sensiblement uniforme entre 0 et 100". Au-des.sus, ainsi que cela a lieu pour les autres liquides, elle va en augmentant, mais d’une manière peu marquée. Ainsi le
coeffleient moyen entre 0 et 100“ est Entre 0 et 200" .sa
valeur devient et entre 0 et 300°.
5ii25 5300
M. Régnault, eu conservant le principe de l’expérimentation de Dulong et Petit, a employé un appareil amélioré à plusieurs égards et dans lequel les branches A et B étaient beaucoup plus longues, ce qui lui donnait une plus grande sensibilité. Les résullals qu'il a obte-
DILATATION DES LIOCIDES.
nus ne diffèrent pas notablement de ceux de Dulong et Petit; ainsi
le coefficient moyen entre 0 et 100° a été trouvé égal à jgjjg-
Il résulte des mémos expériences que le coefficient moyen
entre 0 et 50° est égal à , nombre presque absolument égal
213. Dilatation du fer et du platine. — Le coefficient de dilatation réelle du mercure étant connu, on en déduit, comme nous l’avons indiqué plus haut (207), le coefficient de dilatation du verre. Dulong et Petit en ont déduit aussi la dilatation du fer et du platine (métaux non attaquables par le mercure) par la méthode suivante :
Ils donnaient au métal sur lequel ils voulaient expérimenter
la forme d’un cylindre ((ii’ils introduisaient dans le réservoir d'un thermomètre à poids.
Soit P le poids du métal introduit et D sa densité à 0. Ou opère comme avec le thermomètre à poids, c’est-à-dire (ju’après avoir rempli l’appareil de mercure à la température de la glace fondante, on observe le poids p du métal qui sort à une température donnée (.
Le volume à zéro du mercure sorti est d désignant la den-
sité du mercure à 0, et par conséquent son volume à < degrés est ^(1 +mt), m étant le coefficient de dilalallon du mercure.
Or ce volume représente évidemment la dilatation du métal, plus la dilatation du mercure, moins la dilatation tlu verre.
Si donc on désigne par M le poids du mercure ipii remplit l'appareil à 0, par K le coefficient de dilatation du verre et par x la dilatation de l’iinilé de volume du métal soumis à l'expérience, on aura l’équation
Fig. — Dilatation du fer et du platine.
d'où on déduira la valeur de x.
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