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CHAPITRE XXV

fiVAPüKATION.

240. Passage à l'état de vapeur. — La plupart dos liipiidcs abandonnes à onx-niêines en présence de l'air y passent graduellcinent à l'étal de vapeur et linissent par disparaître. Ce pliénoniène SC produit beaucoup plus facilement pour quebiues-uns d’entre eu.\, (|ue l’on dit être plus volatils. Ainsi, qu’on laisse toinbei- une goutlP d’étber sur uu corps quelconque, elle disparaît presque instantanément; l’alcool s’évapore aussi avec une assez grande rapidité, tandis ipie l’eau met un temps plus long ii éprouver la même transformation. L’élévation de la lem|)érature active dans tous les cas le phénomène dont il s’agit, et quand on fait sécher un corps devant le feu, on utilise précisément celte propriété de la cbaleur de rendre plus l'apide l’évaporation de l’eau qui imprègtic l’objet soumis h re.\i)él'ience. 11 n’est pas toujours nécessaire d’ailleurs, pour qu’un corjjs se vaporise, (pi’il soit <’i l’état liquide; Ainsi, le camphre, l’iode et plusieurs autres substances, pa.ssenl direct(‘inent de l’état solide è l’état de vapeur; nous verrons plus loin que la glace émet des vapeure appréciables ;'i la température de 30" au-dessous de zéro.

Le passage à l’état de vapeur dilfère essentiellement de la fusion, en ce qu’il se produit à toute tenquuature, tandis que celleci n’a lieu (]n’à une température déterminée. Toutefois il parait exister pour cbaque substance une température au-dessous de la- (pielle aucune vaporisation n’a lieu. C’est ainsi, par exemple, qu’à la température ordinaire de 10 à 15" l’acide sulfuri(]ue n'émet aucune vapeur. Il en est de même du mercure à zéro -, car si l’on

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place au-dessus du mêlai, <t celte tempéi'aluro, une lame d’or polie, on ne constate sur elle aucune altération. A 10 ou 15" on voit la lame hlancliir, ce qui prouve qu’elle s'est alliée avec le mercure, ijui a dit, par consé'ipient, se réduire en vapeur.

A partir de cette limite, (]u’il n’est d’ailleurs possible d’assigner (pie dans un lirs-pelit nombre de cas, la vaiiorisation se produit à toute température; elle est d'autant plus intense ipie la température est plus élevée.

241. Vapeurs, gaz. — Il n’y a aucune dilTérence entre les mots ijaz et vapeur. Une vapeur c’est le gaz dans lequel se transforme un liquide i>ar l’évaporation ; un gaz doit toujours être considéré comme la vapeur d’un certain liipiide. Ou se sert toutefois particulièrement du mot vapeur quand il s’agit de corps que nous voyons babiluellement à l’état liciuide ou solide, comme l’eau, le soufre, etc., tandis ipi’on réserve le mot gaz pour les corps qui ne sont connus sous un autre état que dans des conditions e.vceplionnelles, ainsi que cela a lieu, par exemple, pour l’acide sulfureux, l’acide carboniipte, le gaz ammoniac, etc. 11 y a au surplus un petit nombre de gaz qu’on n’a pas encore pu obtenir sous une autre forme, ce sont ; Voæyijéne, l'hydrogène, Vazotc, le bioxyde d azote, l’oxyde de carbone et ïhydroy'enc prolocarboné; on leur donne quebptefois le nom de ç/e; permanents.

242. Force élastique des vapeurs. — Tension maxima. — La propriété caractéristique des gaz, c'est-à-dire l’expansibilité ou la force élastique, peut se manifester facilement dans les vapeurs au moyen de l'expéricucesuivantc :

On SC sert d’un ballon en verre A (lig. 232), dont la garniture supérieure en inétid présente deux ouvertures. L’une d’elles petit être mise en cüiiiiiiiinicalion avec un manomètre à air libre ; l’autre est munie d'un ajutage à robinet IL On commence par faire le vide dans le ballon, en mettant l’ajutage II en communication avec la machine pneuinatique. Le mercure s’élève dans la branche de gauche du manomètre et s’abaisse dans la branche de droite; il s’établit rinalement une dilTérence de niveau qui ne diffère de la haulciir du mercure dans le baromètre que de la très-petite quantité représentant la force élastique de l’air laissé par la machine. On

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