‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 132 sur 385 · ÉVAPORATION · texte numérisé non relu

ÉVAPORATION

ferme alore le robinet R et on dispose au-dessus de lui un second robinet à entonnoir R', dont la rief n'est point percée de part en part et présente seulement une cavité. On peut, à l’aide de ce robinet, introduire un li([uide dans le ballon, sans mettre celui-ci

Fi|!. 23^2. — Appareil pour éiudicr la ronnalion des vopeurs.

en communication avec l’air. 11 suffit pour cola de remplir l’entonnoir du liquide, d’ouvrir le robinet R et de tourner alternativement la clef de R'. En opérant de cette faron , on reconnaît que dès qu’on a fait passer une petite quantité de liquide dans le ballon, au même instant la colonne de mercure s’abaisse dans la branche de gauche du manomètre, de manière (i indiquer un accroissement de force, élastique. Cette force élasli(iue augmente successivement

TENSION M.VXIMA DES VAPEL’RS.

h mesure que la qiiaulil('! de liquide introduit auftmeute ellc-iuêuie. Ou ne voit pas d'ailleurs de liipiide dans le ballon, et on doit eu conclure (pi’il se vaporise au fur et à mesure de son iniroductiou, et que c’est la force (Mastique de la vapeur successivement formée qui jiroduit l'abaissement de la colonne mercurielle.

Toutefois cet accroissement de pression a une limilc : il arrive un instant où la dilTéreuce de niveau du mercure dans les deux bninches du manomètre demeure coustaute- A iiartirde ce moment

ou aperfoil dans le ballon quebpies goullfîs du liipiide introduit, et

si on en fait pénétrer encore, ou le voit s’accumuler dans le ballon lui-mCme. On conclut de cette importante observation que la quantité de vapeur qui peut se former dans un espace vide ne peut pas dépasser une certaine limite. Quand cette limite est atteinte, on dit que l’espace est .inturi. 11 renferme alors de la vapeur dont la tension et, par suite, la densité sont maxima. Il résulte clairement de là ipie si de la vapeur à une tension moindre (|iie sa tension maxima est renfermée dans un certain espace et qu’on vienne à la comprimer, sa tension et sa densité augmenteront d’abord, mais qu’il arrivera au moment où, la tension maxima étant atteinte, une nouvelle compression ne la changera plus et aura seulement pour elfet de faire passer une portion de la vapeur à l’état liquide.

On vérifie directement celle dernière conséquence à l’aide de l’expérience suivante : On prend un tube baroméirique nb (flg. 233) (]uc l’on remplit de mercure.

Fig. 233. — Tension maxima des vajHîum.

à l’exception d’un petit espace où l’on met quelipies gouttes d’éther.

On a pris le soin d’i'xpulser aussi complètement que possible les bulles d’air qui auraient pu rester adhérenl(*s au mercure. On

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