‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 18 sur 385 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

l'KS ANTEÜR.

24. La pcsanlcur est la force en vertu de- laquelle tous les corps tombent à la surface de la terre. Cette force est générale; on en observe les effets dans tous les lieux et pour tous les corps. Si ipiel(]uesuns de ces derniers, la fumée, les nuages, paraissent faire e.vception, c’est qu’ils sont soutenus par l'air atmosphéri<|iie de la même façon ([ue le liège est soutenu par l’eau. Dans un espace vide d’air, nonseulement tous les corps tombent, mais, comme nous le verrons plus loin, ils tombent tous avec la même vitesse.

25. Direction de la pesanteur. — La direction de la pesanteur se nomme verticale. On la détermine facilement à l’aide de l’appareil très-simple appelé til à plomb. Il se compose d’un fil (i.xé ti l’une de ses extnbnités, et portant à l’autre un corps pesant. Loi-sqnc le système est en é(iuilibre, il est clair que la résultanle des actions de la pesanteur sur toutes les particules de la masse pesante a exactement la même direction que le fil, puisque, c’est lui qui em- Fig. 15, — Fil à plomb, pêclie la chute. Mais cette direction ne change pas, on peut le constater, lorsqu’on fait varier la forme et le volume du corps suspendu; c’est donc la direction même de la force appliquée à l’une des particules élé-

DIRECTION DE LA l’ESANTEER.

nicnlaircs, coinnic si elle était seule suspendue .A l’extiéinité du fil.

On peut démontrer que la direction de la pesanteur est p<îrpen- <liculaire à la surface d'un li«[uide en éiiuilibrc, ou, comme on le dit ordinairement, à la surface des eaux tranquilles. A cet effet on dis-

pose au-dessus de la surface d’un liquide en équilibre un fil ;V plomb OA; on a la précaution de pi'cndrc un liquide un peu opaque, par e.xcmple de l’eau noircie, et on laisse plonger le corps pesant dans le liquide. De cette façon on peut observer avec beaucoup de netteté l’image AB du fil produite par réflexion sur la surface du liquide.

On reconnaît ainsi (pie celte image est rigoureusement sur le prolongi*ment du fil lui-même. Or

nous verrons dans la suite Pig. n;. — Expérience pour di'Miiontrcr ipie le fil à de ce traité que l’image pl<"0b perpendiculaire à la sarfare d'un

... . . , liquide on éiiuilibre.

produileiiarun imroii'iilan

est symétrique de l'objet, c’est-à-dire que ses différenls points sont sur des perpendiculain.'s abais.sécs du point correspondant de l’objet, et prolongées d’une quantité égale à elles-mêmes. Or puisque, dans le cas actuel, l’image est sur le prolongement dn fil, c’est ipie celui-ci est perpendiculaire à la surface.

La surface des eaux tranquilles définit en cbaqnc lieu ce qué l’on appelle la surface de la terre. C’est la surface de l’Océan supposée tranquille et prolongée de manière à couvrir la totalité du globe terrestre. On sait que celte .surface est sensiblement sphérique. Il suit de là que les diverses verticales vont aboutir au centre de là terre. La figure montre la position relative de quelques verticales CZ, CZ’, CZ"; on voit évidemment qu’elles forment entre elles des

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