PESANTEUR
angles égaux à la distance angulaire qui sépare les lieux correspondants, distance qu’il est toujours facile de calculer.
Dans un même lieu les verticales, ù raison de la distance
considérable du centre de la terre, doivent être cousidéi'ées comme véritablement parallèles. Cberchons, par exemple, l’angle formé par deux verticales situées h 1 mètre de distance. On sait que 10 millions de mètres correspondent au quart de la circonférence terresüe, c’est-à-dire à 90 de- ' grés; une longueur de 1 mètre représente donc une distance 00°
angulaire égale à
c’est-à-dire à 3/100 de seconde environ, quantité complètement inappréciable même avec nos instruments les plus parfaits. Il convient de remarquer d’ailleurs que le parallélisme des verticales dans un inême lieu est un fait physique complètement indépendant de toute connaissance préalable de la figure de la terre; on peut s’en assurer directement par les moyens ordinaires.
26. Point d’application de la pesanteur. — Centre de gravité. — La pesanteur étant une propriété de la matière, a évidemment pour point d’application les diverees particules matérielles qui constituent les corps. Que l’on divise un corps en autant de parties qu’on voudra, qu’on le réduise à l'état de poussière impalpable, chacun des grains ainsi obtenus sera soumis à l’action de la pesanteur. C’est la réunion ou plutôt la résultante de toutes les forces que l'on conçoit ainsi appliquées à chacun des éléments d’un corps qui constitue la force totale qui sollicite le corps à tomber. Or ces diverses forces sont parallèles, comme il vient d’être dit; elles sont d’ailleurs dirigées dans le même sens : leur résultante est donc égale à leur somme et constitue ce que l’on appelle le poids du corps, c’est-à-dire la force avec laquelle il presse l’obstacle
Fig. 17. — Verticales des différents lieux.