SOURCES UE CHALEUR
Wj
analogue; nous verrons, en effet, plus lard que c'est à l'oxydation du zinc de la pile, c’est-à-dire à sa combustion, qu’ils doivent tMre attribués.
La question des sources de chaleur a toujours beaucoiq) préoccupé les savants, non pas seulement au point de vue de la pratiipie, mais encore et plus parliculiôrement même au point de vue de la doctrine. 11 semble, en effet, qu'il y ait ici une sorte de création de chaleur, et par suite de force, et c’est là évidemment une idée entièrement inadmissible. 11 s’agissait donc de trouver quelle est, en réalité, la modification physique à lacpielle est due l’apparition <le la chaleur, (pielle est la force dont celle-ci est une transforma-
tion. C’est à des spéculations de ce genre que se rattache, au moins en partie, ce que l’on appelle la théorie mécanique de la chaleur. Cette théorie est déjà arrivée à nu degré remarquable de consistance et de précision ; elle est inévitablement appelée à prendre une extension de |)lus eu plus grande, c’est pour cela (pie nous essayerons d’en donner ici une idée succincte.
354. Relation entre la chaleur et le travail mécanique. — 11 est évident ipi’avec de la chaleur on peut produire du Iravail : tout celui qu’accompILsseut les machines thermiijues (machines à vapeur, machines à air dilaté, etc.) n’a pas d’autre origine. Nous pouvons d’ailleurs le concevoir par une expérience des plus simples : prenons le briquet à air et supposons que, le piston étant dans une position quelconque, on vienne à chauffer l’air qui est au-ilessous de lui; cet air se dilatera, le piston, rpii a un certain poids, se déplacera d'une certaine quantité : il y aura donc un travail accompli.
Réciproquement, avec du Iravail ou peut produire de la chaleur. Si, par exemple, dans la partie creuse du piston nous plaçons un fragment d’amadou ou de fulmi-coton, eu comprimant brusquement l’air contenu dans l’appareil, il y a un développement de chaleur assez considérable pour
Fig. 310.
Briquet à air.
déterminer l’inflammation de ces corps. C’est pour cela que l’in-
.strument a été nommé briiiuet à air. Les anciens physiciens don-