‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 186 sur 385 · THÉORIE MÉCANIQUE DE LA CHALEUR · texte numérisé non relu

THÉORIE MÉCANIQUE DE LA CHALEUR

liaient de celte c.xpéricnce une c.xplication qui peut paraître aujourd’hui singulière . Ils supposaient que la chaleur ou le calorhjur. est une sorte de fluide iinpondérablc qui s’introduit dans les corps et produit à la fois un accroissement de volume et une élévation de température. Si donc on vient <i comprimer un corps, le calorique qui avait servi à le dilater est pour ainsi dire exprimé : de là la production de chaleur. De celle théorie résulte inévitablement cette conséquence, que le calorique qui se trouve dans un système de corps forme une masse déterminée, et que dès lors il ne peut augmenter de quantité dans l’un d’eu.v qu'autant qu’il se produit un phénomène inverse dans un aulre. Or il y a des cas dans lesquels on voit dans des corps en contact se produire de la chaleur sans qu’il soit possible d’apercevoir le phénomène inverse qui correspond à cette production -, c’est ce qui a lieu, par exemple, dans le frottement.

355. Chaleur développée par le frottement. — Le frottement esl une source de chaleur bien connue. Les sauvages, dit-on, se

procurent du feu en frottant deux morceaux de bois sec l’un contre l’autre. Le frottement des essieux de voiture ou de wagon contre les roues donne lieu à un échauffement qui pourrait produire les plus graves accidents si on n’en diminuait l’intensité par l’interposition de corps gras.

On peut, dans les cours de physique, rendre sensible la cha-

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