DISTRIBUTION DE L’ÉLECTRICITÉ
ment par Coulomb, qu’une sphère creuse se charge de la même quanlihi d’électricité qu’une sphère pleine. On peut d’ailleurs le démontrer directement par l’e.xpérience suivante indiquée par Biot: On prend une sphère métallique isolée et électrisée et on l’enveloppe de deu.v hémisphères tenus par des manches isolants qui la recouvrent e.xactement (fig. 3/|2). Lorsqu’on enlève rapide-
Fig. 342. — Kxpérienco de Biot.
ment et en même temps les deux hémisphères, on constate, en les approchant d’un pendule électrique, qu’ils sont électrisés, tandis que la sphère ne présente pas d’électrisation sensible. Il faut remarquer toutefois qu’il est rare que cette expérience soit bien décisive, et le plus souvent la sphère se trouve électrisée d'une façon très-appréciable. C’est que, malgré la rapidité avec laquelle on retire les enveloppes hémisphériques, il est bien difficile qu’il n’y ait pas un moment où la sphère se trouve en contact avec elles par quelque point, le contact ayant cessé ailleurs; on a alors un système de forme particulière dont la .sphère fait partie et sur la surface duquel l’électricité se distribue. L’expérience suivante est beaucoup plus sûre.
On électrise une sphère métallique creuse, isolée, et présen-
54i MESLRE DES FORCES ÉLECTRIQUES.
tant un orifice à sa partie supdrieiire (fig. 343), puis on vient toucher sa surface intérieure avec un petit disque de papier doré, soutenu par une Due aiguille en gomme laque, c'est-A-dirc avec ce qu’on appelle un plan d'épreuce. Celui-ci ne prend aucune cleclri-
cilé et demeure tout à fait sans action sur le pendule électrique ou sur un éloctroscope.
Mais, au contraire, en appliquant le plan d’épreuve sur un point quelconque de la surface extérieure, on le trouve électrisé après ce contact et capable d’attirer les corps légers. Faraday faisait la même expérience en se servant d’un cylindre en treillis métallique, reposant sur un dis<iue de métal isolé.
Il électrisait le disque et ne réussissait jamais à recueillir la moindre trace d'électricité en toucliant avec le plan d’épreuve la surface intérieure de l’appareil.
C’est aussi à Faraday qu’est due l’expérience suivante : Sur le contour d’un anneau métallique (fig. 344), supporté par un pied isolani, on fixe une sorle de sac coniciue, fait d’un mince tissu de lin, substance conductrice de l’électricité ; un double fil de soie, fixé au sommet du c6ne, permet de le retourner de façon •jue la surface intérieure devienne la surface extérieure et vice versa. Quand on électrise cet appareil, on trouve toujours et exclusivement, avec le plan d’épreuve, de l’électricité sur la surface extérieure. Il faut donc admettre que lors du retournement le fluide électrique passe d’une face à fautre du tissu.
On doit donc se représenter l’électricité d’un corps comme
Fig. 3VJ.