‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 218 sur 385 · EXPÉRIENCES DE COULOMB · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES DE COULOMB

formant une couche limitée à re.viérieur par la surface même du corps et à l’intérieur jtar une autre surface qui en est éloignée d’une très-petite quantité. Rien ne fait supposer à pr/ort que celte

Fig. iUi. — Eupi'riencc de Faraday.

couche doive être régulière, il est au contraire naturel d’admettre <[ue, sauf le cas de la sphère, cette régularité ne se rencontrera pas, et que les différents points de la surface auront une électrisation, une charge différente, subordonnée à leur position particulière. une charge, ou, comme on le dit encore, à une tension plus grande, correspond certainement une plus grande quantité d’électricité; mais on peut d’ailleui’s faire à cet égard l’une des deu.v suppositions suivantes : ou bien, l’épaisseur de la couche électricpie étant partout la même, la densité est plus forte là où la tension est plus forte-, ou bien, la densité étant la même, la tension dépend de l’épaisseur. Il n’y a pas d’intérêt réel à se faire une opinion sur ce point particulier de l’hypothèse générale des deu.v fluides, mais il est au contraire très-intéressant de pouvoir se rendre compte de l’influence de la forme du corps sur la répartition de la charge électrique à la surface. Coulomb a employé très-heureusement sa balance à la ré.solulion de cette importante question, et il est arrivé à quelques résultats qu’il est bon de connaître.

1® Sphère (flg. 3à5). — La charge électrique est la même sur tous les points de la surface.

2“ Ellipsoïde allongé (fig. 3à6). — La charge est ma.vima à l’e.xtrémité du grand axe et minima à l’extrémité du petit; de plus.

Page 1