POUVOIR DES POINTES
un autre point, et le rapport des toi-sions nécessaires pour maintenir les boules à la même distance donnait le rapport des charges aux points considérés. On peut admettre, en effet, que le plan d’épreuve placé sur le corps y tient e.vactcment la place d’un élément de surface, et que, lorsqu’on l’enlôve, il emporte précisément la totalité de l’électricité qui résidait au point correspondant. Dans son action sur la boule mobile, il donnera par conséquent lieu à une répulsion qui sera la mesure de la charge du point touché.
Coulomb a même démontré, par une e.xpérience directe, la légitimité de cette conclusion. Une sphère isolée ayant été électrisée, il mesura, par le procédé précédent, la charge électrique en un de ses points. Il toucha ensuite la sphère avec une sphère e.\actement pareille, ce qui doit avoir nécessairement pour résultat de diminuer en chacun des points la charge de moitié; or c’est précisément l’indication que donne le plan d’épreuve.
423. Contacts alternatifs. — Les c.vpériences précédentes demandent naturellement un certain temps, pendant lequel l’électricité se dissipe plus ou moins rapidement; il en résulte que les charges accusées par la balance ne sont point une représentation fidèle de l’état électrique du corps <i un moment donné. Coulomb éludait cette cause d'erreur par la méthode des contacts alternatifs. Après avoir touché successivement deu.\ points et mesuré leur charge électrique, au bout d’un temps égal à celui qui sépare les deux expériences, il revenait toucher le premier point, et mesurait sa charge qui, à raison de la déperdition, se trouve plus faible que lors de la première expérience. En désignant par A et A' les deux charges observées et par B celle du
second point, on voit que les quantités ]] et ^ sont l'une plus
forte, l’autre plus faible que le rapport cherché; on pourra donc, sans erreur notable, prendre pour la vraie valeur de ce rapport la
1 /A A’\ moyenne 5 (jj + ÿj
424. Pouvoir des pointes. — Une pointe peut être considérée soit comme l’extrémité d’un cylindre dont le rayon est très-petit.
l'MYS. DESCHASliL.