‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 228 sur 385 · OEUF ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

OEUF ÉLECTRIQUE

violets aussi, mais d'un ton pins vif-, quant à la boule positive, elle présente nue couleur purpurine trùs-niarquée.

Lorsque la pression diminue encore, jusqu’à n’étro plus égale qu’à quelques millimètres, les rayons s’élargissent, et finalement on n’observe plus qu’une sorte de vapeur violacée, de forme ovoïde.

Fig. 305. — Œuf électrique. Fig. 300. — Eiincolle dans l’air rarélié.

établissant la communication entre les deux boules, avec une teinte violet sombre à la boule négative, et rougeâtre à la boule positive. Pour faire ces expériences avec la machine électrique onlinaire, on fait communiquer le conducteur de la machine avec la garniture supérieure de l’œuf, tandis que la garniture inférieure est mise en communication avec le sol. Pour les expériences de cette nature on peut employer très-avantageusement la machine de Holtz, dont les deux pôles sont mis en rapport avec les garnitures de l’œuf.

Lorsque au lieu de l’œuf électrique on se sert du tube destiné à la chute des corps dans le vide, il se produit dans toute la longueur une lueur violette soumise à une espèce de mouvement ondula-

loirc, accusant comme une sorte de courant dans le sens de l’électricité positive.

Dans le vide barométrique, la décharge électrique s’accompagne

d'une lueur très-perceptible, quoique assez faible, que l’on peut constater par la disposition d’expérience indiquée par la ligure 367 et que l’on doit à Cavendish. Un double tube baronié- Irique plonge dans deux cuvettes à mercure; le métal de l’une d’elles est mis en communication avec la machine électrique, tandis que l’autre communi(|ue avec le sol. On voit dans ces circonstances se produire une lueur dans la chambre barométrique ; celte lueur parait d’autant plus marquée que la température est plus élevée, ce qu’il convient naturellement d’attribuer à la plus grande quantité de vapeur de mercure, dont les particules servent à la décharge.

Ces diverses expériences paraissent conduire à la conclusion suivante ; La lumière électrique est toujours le résultat de la combinaison de l’éleclricilé positive avec l’électricité négative, et l’intensité de celte lumière est d’autant plus marquée que les quantités de fluides qui se réunissent sont plus considérables. Mais pour que l’accumulation nécessaire à une grande intensité lumineuse soit possible, il est indispensable que certains corps opposent une résistance plus ou moins marquée A la réunion des fluides. Dans les gaz raréfiés, celle résistance devient de plus en plus faible, et ainsi on conçoit qu’ils facilitent la production des étincelles en même temps que celles-ci diminuent d’éclat. On est conduit ainsi à une conséquence, singulière en apparence, mais que l’e.xpérience a pleinement vérifiée.

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