Expérience de Dalibard. — Avant les expériences de
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mO ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE.
Hoinas, Dalibard, suivant les Indications de Franklin, avait disposé un appareil d’un genre difTérent et qui conduit au inèine nfsultal. Il consistait en une barre de fer terminée en pointe à sa partie supérieure établie sur le liant d’une maison de .Marly. A la partie inférieure, la Ikiiic était i.solée et pouvait être mise en communication avec divei's appareils propres à mettre en évidence la présence de l’électricité. L’expérience sc fit, avec un plein succès, le 10 mai 1752; uii orage s’étant formé au-de.ssus de Marly, on put pendant longtemps tirer de la partie inferieure de la barre des étincelles dont (luclques-unes avaient une assez grande intensité.
Plusieurs savants répétèrent l’expérience de Marly et toujours avec plus ou moins de succès. C’est en .se livrant à des recherches de cette nature, que le profcs.seur Itichman, de Saint-Péterabourg, fut frappé mortellement (août 1753).
472. Carillon électrique. — Afin d’étre avertis de l’électrisation de la barre, plusieura observateurs se servaient de l’instrument
imaginé par Franklin et connu sous le nom de carillon électrique. Il est formé d’une tringle métalliiiue portant trois timbres; les deux extrêmes coinmuuiipient électriquement avec elle par des chaînes en métal; le troisième en est isolé et communique avec le sol. Deux petites iKilles sont suspendues entre les timbres à l’aide de fils de soie. Dès que l’appareil s’électrise, elles sont attirées d’abord par les timbres extrêmes, puis repoussées vers le timbre du milieu (jui les ramène à l’état naturel. De là une série de chocs qui se continuent pendant tout le temps ipie l’électricité arrive sur la tringle.
473. Théorie de l’orage. — D’après ces diverses observations, on doit considérer les nuages orageux comme des corps conducteurs chargés d’électricité. Ces corps agissant par inllucnce sur la surface de la terre, il peut jaillir entre eux et un point du sol une étincelle; on dit alors que ce point a été foudroyé. La lumière de l’étincelle constitue l’éclair et le bruit qui l'accompagne est le bruit
l-'ig. 4(1'.'. — Carillon iMcctriquv.