ÉCLAIRS
du lonnerre. Souvent l’étincelle se produit entre des points appartenant aux nuages eux-mêmes; alors on observe l’éclair, on entend le bruit du tonnerre, mais aucun point du sol ne se trouve atteint, le tonnerre ne tombe pas.
474. Éclairs. — On distingue plusieure espèces d’éclaire : 1“ les éclairs sinueux, formés d’une ligue lumineuse en zigzag, qui a avec l’étincelle proprement dite la ressemblance la plus complète; 2“ les éclaire en masse, ([ui consistent dans une illumination générale du ciel, et qui sont probablement des éclairs de la première classe qu’on ne voit (jii’à travers un voile de nuages. L’illumination produite par les éclaire de la première et de la seconde espèce dure un temps fl peine appréciable, et (|ui n'atteint certainement pas un dix-millième de seconde; c’est précisément un caractère de l’étincelle électrique. Pour constater cette sorte d'instantanéité, on se sert d’un disque circulaire divisé en secteurs alternativement blancs et noire (lig. f|03) ampiel on imprime un mouvement de rotation rapide. Si l’on observe le disque à la lumière ordinaire, chacun de ses points donnera lieu à des impressions successives qui, si le
Vlg. H\JO.
mouvement de rotation est assez rapide, change- .Mesure de la ront de nature avant que l'action des iirécédcnles sur la rétine ait cessé. Il en résultera la sensation généi'ale d’une teinte grise , mélange du noir et du blanc. Si on observe la séparation des secteurs blancs et noire, c’est que l’éclairement aura duré moins de temps que ne met le disque à se déplacer de l’arc correspondant fi un secteur. Supposons, par exemple, que la vitesse soit de 180 tours par seconde, et qu’il y ait 00 secteure, chacun d’eux aura une valeur angulaire de 6". Or, une seconde correspondant fi une rotation de 180 x 300“ = 04800", une rotation de 0“ correspond à seconde environ. Or
quand on observe le disque tournant, fi la lueur de l’éclair, on di.stingue très-nettement, non pas les .secteure absolument distincts, ce qui ne pourrait avoir lieu qu’avec une lumière instantanée, mais des parties blanches et noires séparées par des portions grises. On
doit en conclure que I éclair dure moins de de seconde.
(ilî KLECTlUCnfc A TMOSlMIÈKigUE.
475. Éclairs sphériques. — Ces éclaii's dilTèreiit nolablement des précédents; ce sont des sphères lumineuses qui descendent du ciel avec une certaine lenteur, qu'on peut apercevoir pendant huit ou di.x secondes; elles arrivent sur le sol, y rebondissent .souvent à la manière des corps élastiques, viennent <iuelquefois se fixer sur la pointe d’un paratonnerre et éclatent enfin avec un bruit formidable, en produisant tous les effets dus à la chute de la foudre. On ignore, dans l’état actuel de la science, la nature des éclaii's sphériques, aucune expérience de cabinet de physique ne pouvant donner une idée de leur formation, ün a la preuve toutefois qu’ils se lient d’une manière continue aux éclaii-s des deux premières espèces. En effet, le graveur Solokoff, qui assistait itichmaii dans les expériences dont nous avons parh- (ti71), raconta que plu- •sieurs étincelles de forme ordinaire avai<‘iit été tii’ées du conducteur, et que celle qui atteignit mortellement le professeur se détacha spontanément et avait une forme sphérique.
476. Bruit du tonnerre. — Le bruit du tonnerre est accompagné de reilondances tout à fait caractéristiipies, dont on peut aisément se rendre compte. En effet, les nuages ne peuvent être assimilés à des conducteui-s métalliques; il est probable qu’au moment où a lieu (pielque part une étincelle, il s’en produit un grand
nombre d’autres en différents points, d’une façon analogue à ce qui a lieu dans les tubes étincelants. Il y a donc simultanément une série d’explosions dont le bruit n’arrive que successivement à l’oreille de l’observateur. Si .
par exemple, l’éclair se produit sur la ligne sinueuse M N (fig. fiOii), on voit qu’un observateur placé en O entendra d’abord l’explosion qui a eu lieu en a. puis, un peu plus tard, les cinq explosions produites en m, n, r, s, t; il y aura donc accroissement dans l’intensité du son. I,es coups foudroyants sont généralement dus à une étincelle unique : aussi ne présentent-ils pas habituellement les redondances dont nous parlons ici, et il est assez facile de les
Fi(ï. 404.
CHOC liN UETOUU.