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CONSTITUTION DES AIMANTS

toutefois (le la limaille adluirente paiToiil; mais, si sa longueuiest un peu considérable, il y a une étendue plus ou moins grande dans la région moyenne sur laquelle il n’y a pas d’attraction sensible. Ces particularités se rencontrent toujoui’s, quelle que soit la forme du barreau. On distingue donc dans tout aimant deux régions actives qui sont les extrémités mômes et que l’on appelle poks et une région fis- - Ain.amy^l..rgù, de

inactive ou neutre, qui est formée

par une portion plus ou moins grande de la partie moyenne.

487. Spectre magnétique. — Cette constitution des aimants est rendue très-sensible par la curieuse expérience du spectre magnétique. On place au-dessus d’un barreau aimanté une feuille decaiTon

Fig. 412. — Spectre magnétique.

sur la(iuellc on projette de la limaille de fer Irùs-flnement tamisée. On donne ensuite quelques petits chocs à la feuille, afin de favoriser l’action de l’aimant qui s’exerce à traveis son épaisseur, et les grains de limaille, obéissant à l'action attractive du barreau, forment des lignes courbes disposées comme le montre la figure 412. Or on voit clairement ainsi que les régions polaires p.p sont les centres

IM- s AIMANTS.

(iii

l‘1p, 4I3. — (]ouiiH‘ üi’S iiiteiiMti‘9.

tlo nuoimemciit îles divei’ses lij^nos qui aH'cdeiil loules les iliroclions possil)les, mais qui euloureul la i)niTie inoyeuiie de façon à indiquer qu’il n’e.\iste dans celle région aucune allracliou appréciable.

488. Courbe des intensités. — Ou peut évaluer approxinialivenient l’intensité relative de la force magnétique dans les dillérenls points du barreau; il sulTil de mesurer les poids de fer que ces

points peuvent supporter:

ces dillérenls poids sont la mesure proportionnelle de l'intensilé du magnétisme dans les points correspondants. Si sur les dilTérenls points de la ligne 0.\ (fig.

til3),qui reiirésente l’a.ve du barreau, on élève des perpendiculaires proporlionnelles au.v poids observés et qu’on réunisse les e.vtnunilés par un trait continu, on aura une courbe A Mit connue sous le nom de courbe des inUiisités . et ijne l'on peut d’ailleurs délerminer par des procédés plus rigoureux que 'celui ijuc nous indiquons ici. Elle se compose de deux branches A.M et BM tout à fait pareilles, ce qui indique une parfaite symétrie dans les intensités. Dans la ligure on a donné une disposition inverse au.x deu.v parties de la courbe, afin de rappeler les propriétés opposi-es des deu.x pèles que nous ferons connaître tout à l’heure. Lorsqu’il s’agit de barreaux semblables, mais de longueurs diffi'v rentes, on reconnail que la coui'be des intensités reste la même, elle ne fait pour ainsi dire ipie se déplacer à mesure que la longueur du bari'eau augmente. Cela veut dire que la région tout à fait neutre est d'aulanl plus étendue que le barreau est plus long; c'est ce que nous avons déjà remarqué.

489. Aiguille aimantée. — l ne aiguille aimantée n’est autre chose qu’un barreau aimanté dont la forme peut être quelconque. Assez ordinairement toutefois elle est formée d'une mince lame d’acier taillée en losange allongé; elle porte en son milieu un petit godet ou chape par Inipielle elle peut être suspendue sur un pivot.

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