LOIS DE LA CHUTE DES CORI'S
acquise pendant la première seconde. En elTecluant cette e.\périence dans les conditions où ont été supposées faites celles relatives aux espaces, on trouve que la vitesse acquise pendant la première seconde est représentée par 22 divisions. On opère ensuite en plaçant le curseur annulaire au point où arrive le système au bout de 2, .t secondes, et le curseur plan au point où il arrive une seconde après; on mesure ainsi la vitesse acquise au bout de 2, 3 secondes, et on la trouve égale à W et 66 divisions. On voit donc que les vitesses acquises varienl proporlionnellement au temps. De plus, la vitesse acquise pendant une seconde 22 est le double de l’espace parcouru pendant la première seconde.
Dans la formule (1), K désigne l’espace parcouru pendant la première unité de temps ; la vitesse acquise est donc 2 K, et par conséquent la vitesse acquise au bout du temps l est donnée par la formule
V = ïKt. (î)
36. La machine d’Atwood ne laisse rien à désirer sous le rapport de l’exactitude, mais elle est d’une assez grande complication de construction et par suite d’un prix fort élevé. Nous donnons ici la ligure d’une machine d’Atwood, modifiée par AI. Bourbouze, qui est d’un emploi fort simple. AB est la poulie sur l’axe de laquelle se trouve un cylindi-e P que l’on entoure d’une feuille de papier enfumé. L'un des poids M en fer est retenu à la partie inférieure de l’appareil par l’action d’un électro-aimant animé par l’élément de pile O qu’on voit à gauche de la figure. De cette façon le poids M’ chargé de sa masse additionnelle N ne peut obéir à l’action de la pesanteur. D’autre part, une lame vibrante L, qui s’appuie par un style très-léger sur le cylindre enfumé, est retenue par un électroaimant Ë' animé par le même élément de pile. Si ù un moment déterminé ou interrompt le courant, le poids M’ tombe, la lame vibre et décrit une certaine courbe ondulée sur la surface du cylindre. Les ondulations de cette courl>e correspon<lcnt ù des vibrations d’un corps élastique et par suite à des temps rigoureusement égaux; quant aux distances qui les s<‘parent successivement, elles sont évidemment égales à la rotation du cylindre P et par suite proportion-
LOI ÜKS VITESSES.
nclles au chemin parcouru par le système mobile. Or on remaniue que ces distances varient exactement comme la suite des nombres 1, à, 9, etc. L’anneau D est destiné à retenir, à un instant donné de la chute, la masse additionnelle N ; h partir de ce moment le mouvement devient uniforme et les ondulations de la courbe sont également espacées.
Quelle que soit la modification adoptée, la machine d’Atwood donne lieu à une expérience indirecte, puisqu’on n’observe pas le mouvement d’un corps tombant librement. Bien qu’il ne puisse résulter de celte circonstance aucune incertitude sur la légitimité des conclusions auxquelles on est conduit, il peut y avoir quelque intérêt <t observer le phénomèTie même de la chute libre, et montrer que fig. 3i. — Machine d'Atwood modifiée
, , , par M. Bourbouze.
pendant toute sa duree les
lois qui viennent d’être démontrées se vérifient. C’est là l’objet de l’appareil de M. Morin.
37. Appareil de M. Morin. — L’appareil de .M. Morin se compose (fig. 32) d’un cylindre en bois recouvert de papier, qui peut recevoir un mouvement de rotation uniforme autour de son axe par la chute d’un assez gros poids. La corde qui supporte le poids est enroulée autour d’un tambour muni d’une roue dentée, laquelle engrène d’une part par l’intermédiaire d’une vis sans fin avec l’axe du cylindre, d’autre part avec un axe porUint des ailettes destinées à régulariser le mouvement.
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