‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 251 sur 385 · FORCE OIRECTKICE DU GLOBE · texte numérisé non relu

FORCE OIRECTKICE DU GLOBE

495. La force qui oriente l'aiguille aimantée est purement directrice. — La dii-ection <iue prend l'aiguille aimantée abandonnée à elle-même est connue depuis longtemps, et on a fait sur son origine diverses hypothèses qu’il est inutile de rappeler ici. .tujourd’hui les physiciens s’accordent à admettre que c’est une action terrestre. Notre globe renferme en effet une quantité considérable de substances magnétiques; toutes les substances d’ailleui's sont susceptibles d'agir d’une manièi’e ou d’ulie autre sur l’aiguillo aimantée (50/|), il doit donc y avoir un effet résultant de même qu’il y a une résultante des actions attractives du globe, qui produit le poids. Toutefois cette résultante n’est pas , dans le cas des aimants, une force proi)remeut dite, elle ne tend pas é les déplacer dans l’espace, elle a seidement pour résultat de les diriger, de les orienter. C’est donc une force purement directrice: en d’autres termes, c’est ce (m’en mécanique on appelle un couple (U).

Celte importante proposition se démontre ligoureusement à l’aide des expériences suivantes :

1" On pèse très-exactement un barreau d’acier avant qu’il soit aimanté, on le pèse après l’aimantation et on trouve rigoureu.sement le même poids. L’action terrestre, quelle qu’elle soit d’ailleurs, n’a donc pas de composante verticale.

2“ On suspend librement et par son milieu, à un lil très-fin, un barreau d’acier non aimanté; le fil prend naturellement une direction verticale. Si on vient alors è aimanter le barreau, celui-ci

FOUCE DIUECTIUCE !)L’ GLOBE.

s’orioiiUMl’imc fnroii délenniiifîc dans l'espacp; mais les nmsiiifs les plus rigoureuses perinelleul de conslater (jue, 101^5(1116 l'équilibre est établi, le Til a conservé exactement la direction verticale. Donc l'action terrestre n'a pas non plus de composante borizüutîde.

3“ Si l'on place une aiguille aimaulée sur un morceau de liège flottant sur l'eau, le système tourne jusqu’à ce (pie l'aiguille soit dans le méridien magnétique; à partir de ce moment il n’y a plus nucun mouvemeut.

496. Couple terrestre. — On doit donc considérer une aiguille aimantée comme soumise à l'action de dcu.x forces égales, parallèles et dirigées en sens contraire; leur ensemble constitm> le couple terrestre ou le couple directeur.

Ces fol-ces sont évidemment les lesullanles des actions terrestres sur chacun des petits aimants particulaires dont la réunion forme un aimant (luelconque. Les points d’application de ces résultantes .sont ce (jue l'on appelle, d’une manière précise, les pôles de l’aimant, .\insi définis, les ptMcs sont des points déterminés et unitiues; mais il importe de lemarqimr que cette détenninatiou lient uniquement à rhyi)olbè.se d’actions émanées de points trèséloignés et par suite parallèles entre elles. Si deux aimants .sont dans le voisinage l’un de l’autre, les aimants particulaires donnent lieu à des forces mutuelles de directions et d’inleusités Irôs-divei-ses, et rien n’autorise à adinelire, comme on le fait souvent, (jue ces actions si multiples se rédui.sent à des forces attractives et réi)ulsives passant i>ar les p<>les; ce ne peut être là tout au plus qu'une grossière appro.ximatiou. La direction et le poiiil d’application des forces résultantes, dans ce cas, dépendent évidemment de la di.sposilion relative des bari'eau.x.

.Mais dans le cas où il s'agit d’actions éloignées, et particulièrement des actions terrestres, quelle cpie soit la position du barreau, la résidiante conserve et la même direction et la même intensité, de même (pie son point d’application demeure invariable. Il suit de cette reman|ue, (pie si l’on vient à écarter une aiguille aimantée de sa position d’é(|uilibre dans le méridien magnétique, elb; tendra à y revenir, sollicitée par une force qui, appliquée au même point,

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