‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 252 sur 385 · BALANCE MAGNÉTIQUE · texte numérisé non relu

BALANCE MAGNÉTIQUE

ronscrvc la même direclion et la même intensité. La portion de rettc force qui produit effectivement le mouvement est la composante suivant la tangente; elle est par conséquent proportionnelle au cosinus de l’angle que fait cette tangente avec la direction de la force, ou, ce qui est la même chose, au sinus de l'angle d'écart.

497. Balance magnétique. — CoulomI) a démontré cxpériinentalcment ce fait à l’aide de la balance de torsion, légèrement modifiée pour l’approprier à l’étude des phénomènes magnétiques (fig. î|20). La disposition générale est la même que pour l’électricité, seulement la petite pièce métallique qui termine le fil est remplacée par une autre ayant la forme d’un étrier; sur cet étrier on pose le Iwirreau aimanté de façon qn’il se place sans torsion dans le méridien magnétique et en fac<‘ du zéro de la division angulaire tracée sur la caisse.

Pour atteindre ce résultat, on commence par suspendre le barreau è un fil sans torsion ; il se place naturellement dans le méridien magnéticpie et on tourne la caisse de façon à placer le zéro dans ce méridien ; on remplace aloi-s le fil sans toreion par un fil métallique et le barreau aimanté par une règle de cuivre; celle-ci se place dans une position d’équilibre qui correspond évidemment à l’absence de torsion du fil, on tourne alors le bouton supérieur et on amène la règle dans le méridien magnétique; on la remplace enfin par le baireau aimanté, qui se trouve ainsi dans le méridien magnétique et sans aucune torsion du fil. L’appareil ainsi préi)aré, on tourne le micromètre supérieur, ce qui a pour résultat de tordre

Kiti. — Balance iiiagntltiquc.

63ï l'OHCE DIRECTRICE nr GLOnii.

le fil Cl par suite de faire sortir le barreau du méridien magnétique. Or, si dans diverses expériences successives on compare les torsions effectives aux déviations de l’aiguille, on trouve qu’elles sont proportionnelles aux sinus des angles de déviation.

498. Aimant terrestre. — On peut attribuer le couple terrestre à l'action d’une sorte d’aimant rr' (ûg. ti21)qui passerait par le centre

du globe, aurait une petite longueur et ferait avec l’axe terrestre un angle d’une vingtaine de degrés; c’est ce (jue l’on appelle Vaimanl tarestre.

Dans un point quelconque du globe, le méridien inagnéticjue sera le plan vertical contenant l’axe AR; or, pour tous les points du giand cercle, qui contient à la fois l’axe géographique l’P'et l’axe inagnélitiue, le méridien magnéti(iue coïncide avec le méridien géographique, et par suite la déclinaison doit être nulle. Pour tout autre point quelconque ,M les deux méridiens doivent faire un angle qui est précisément l’angle de déclinaison. De part et d’autre du grand cercle, où la déclinaison est nulle, la déclinaison doit être de sens contraire. Si on conçoit, d’autre part, le grand cercle es’, perpendiculaire à l’axe -r', en tous ses points l’aiguille librement suspendue devra se placer parallèlement ;'i l’axe, et par conséquent l’inclinaison devra y être nulle; c’est ce que l'on appelle l'iquaieur magmtique. On voit qu’il doit former un grand cercle incliné d’une vingtaine de degrés sur l’équateur géographique EE'. Si on s’avance vere le; pùle R, l’aiguille s’inclinera de plus en plus; nu point Relie devra être verticale. Au même point, l’aiguille de déclinaison ne sera soumise à aucune force directrice ; la même chose aurait lieu au point A : ce sont les deux pôles magnétiques du globe.

Ces conséquences de riiypollièse de l’aimant terrestre sont vérifiées par l’expérience dans leur sens général, toutefois avec des irrégularités qui ne permettent pas d’admettre une symétrie aussi

Kig. 5‘il. — Théorie du magnélismc terrestre.

BOUSSOLli DE DÉCLINAISON.

parfaite que celle que nous avons supposée. Il ne parait pas possible en particulier ircxpliquer tous les pliénoinènes avec deux centres magnétiques, il faut en admettre au moins un troisième dans riiémisphère austral.

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