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RÉSISTANCE

lt*mc, une fois le ri'gime d’écoulenienl établi, il passe en cliaqne point la niéine quantité d’eau dans le ménie temps. De inéinc, la ([uanlité totale d’électricité que sont capables de fournir les substances rhéoniotrices peut circuler pendant un temps plus ou moins long, suivant la nature du circuit dans lequel s’établit le couranl.

540. Éléments qui influent sur la résistance. — La résistance <l’un III conducteur augmente avec sa longueur; elle diminue, la longueur reslant la même, quand la section augmente. Pour apprécier la mesure de ces variations, on pcnit employer l’appareil suivant :

Le courant produit par une pile P (lig. ù65) est iniroduil dans un circuit qui contient une boussole rbéoméirique B. On commence par réunir les e.\trémilés des rbéopbores il l’une des deu.v petites pièces métalliques a et b.

On mesure dans ce cas l'intensité du couranl produit. On fait communi- Kis. m - Compraison .1, s r.-sMa.,ee,.

qiier alors l’un des rbéopbores avec b et l’autre avec a et on complète le circuit par le fd conducteur m; le courant diminue d’intensité et l’aiguille de la bous.sole se déplace d'un certain nombre de degrés. Si l’on remplace le fil m par un autre de même nature, mais d’une longueur plus grande, la diminution d’intensité est plus marquée-, elle l’est moins si le fd, consenaut la même longueur, a- une section plus grande. Or, si on prend deux fils de même nature, dont l’un ait fl la fois une seclion et une longueur doubles de celle de l'autre, on reconnaît que ces deux fils peuvent se remplacer exactement dans le circuit, qu’ils produisent le même aiïaiblis.sement dans le courant, c’est-à-dire ipi’ils ont la même résistance.

La même ebose a lieu quelles <[116 soient les longueurs et les seclions des üls, pourvu qu’il y ait eiilre ces deux éléments un rapport constant, c’esl-à-ilirc que l’on ait

LOI DE OHM.

s.s'.s' . . . ■ leprésenlant les sections, ... les longueurs

des fils employés.

Si l’on établit la coininunication entre n et 6 à l'aiile de fils métalliques de nature différente, les conditions de l’équivalence se trouvent cbangées; c’est qu’en effet la résistance est quelque chose de spécifique, puisqu’elle dépend évidemment de la conslilution moléculaire du conducteur travei'sé par le courant.

541. Lois de l’intensité d’un courant dans un circuit homogène. — On est conduit à penser, d’après ces e.ïpériences, que lu résistance d’un circuit homogène est proportionnelle à la longueur et inversement proportionnelle à la section, de sorte que l’on peut la repré.senter par l’e.vpression

dans laquelle r représente la résistance spécilbiue. 11 suit de là, d’après la loi de Ohm, (jue l’intensilé du courant qui^lravei’se un pareil circuit doit ètie proportionnelle à la section et inversement proportionnelle à la longueur. Ce résultat peut être établi e.xpérimentalement d'une façon lrès-rigoureus(-. Voici les expériences faites à ce sujet par .M. Pouillet :

1“ Courunls tkermo-ilectriques. — On se sert de deux élénient.s thermo-électriques, bismuth et cuivre (fig. !|C6), placés à côté l’un de l’autre, de façon (ju’on puisse simultanément plonger les soudures voisines les unes dans de la glace fondante, les autres dans de l'eau à lOO*', par exemple. Le circuit de l'un des couples est formé par un fil de cuivre dont une partie s’enroule un cerlaiii nombre de fois autour du cadre d’un galvanomètre; l’autre circuit du même lil, dix fois plus long, s’enroule à côté du premier, mais en faisant un nombre de tours dix fois plus considérable. Si dans ces circonstances on établit les communications de telle sorte (|ue lès deux courants circulent eu .sens contraire dans le galvanomètre, on voit que l’aiguille demeure au zéro. Il faut en conclure que les deux actions contraires qui la sollicitent se font équilibre ; mais le fil dont la longueur est dix fois plus considérable fait dix fois plus de tours sur le galvanomètre : c'est donc

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qup riiilciisilê du courant qui le traverse est dix fois plus faible.

La loi des sections peut se démontrer d’une manière analogue en employant deux fds de même longueur, mais ayant l’un une section double de celle de l’autre; on reconnaît que ce dernier a besoin de deux fois plus de tours pour produire le même eiïel que le premier. Dans ces expériences, on ne compte que la longueur des fils de cuivre, et on néglige celle du cylindre de bismuth, dont la résistance est elTectivement très-faible à cause de sa grande section.

2" Cvimwu liydro-iicciriiiiies. — On se sert d'une pile dans le circuit de laquelle se trouve une boussole qui donne l’intensité initiale E du courant. On introduit ensuite succe.ssivcment des longueurs a, b, d’un fil de cuivre déterminé; les intensités décroissent

successivement et deviennent F', F”, F Si nous appelons t

la longueur du fil de cuivre employé qui serait éiiuivalente par sa résistance à celle du circuit primitif, les intensités F, F", F ,F ' , . . se rapportent aux longiieui-s x, x t- a. x + h. x + r. ... et l’on doit avoir les relations

Si la loi qu’il s'agit de démontrer est vraie, on doit tirer de ces diverses relations la même valeur de x. C'est en elïet ce qui a lieu.

En opérant avec une nouvelle série de 111s de cuivre d’une section double, on obtient encore une môme valeur de x, mais celle-ci se trouve égale à la moitié de celle qui a été trouvée précédemment, ce qui démontre que la loi des sections s’applique aussi aux courants hydro-électriques.

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