‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 28 sur 385 · LOIS DE LA CHUTE DES CORPS · texte numérisé non relu

LOIS DE LA CHUTE DES CORPS

La diiïérencc principale à noter entre la chute dans le vide et la chute dans l’air, c’est que dans ce dernier cas la vitesse, au lieu de croître indéfiniment, atteint une limite sensiblement constante, et d’autant plus vite que la surface du corps est plus grande et que sa densité est pius petite.

40. Force constante. — Nous venons de voir dans la pesanteur l’e.\emple d’une force qui imprime successivement à un corps des accroissements égaux de vitesse dans chaque unité de temps. On peut remarquer aussi que, dans chacune des unités de temps successives, l’espace parcouru dû A la nouvelle action de la force e.st toujours le même. En elTet, soit a l’espace parcouru pendant la première seconde, l’espace parcouru pendant deux secondes est h a. et par suite l’espace parcouru pendant la deuxième seconde est 3 a. Or cet espace se compose de deux parties; de celui qui résulte delà vitesse acquise et qui est égal à 2 a, et de celui qui provient de l’action nouvelle de la force; ce dernier est donc égal à a.

De même l’e.space parcouru pendant la troisième seconde est 5a; si on retranche l’espace ha qui serait parcouru en vertu de la vitesse acquise pendant deux secondes, il reste encore a pour celui qui résulte de l’action nouvelle de la force, et ainsi de suite.

Il est naturel d’appeler force constante une force qui présente de pareils caractères ; nous pouvons donc dire que la pesanteur est une force constante.

D’autre part, du moment que l’esprit arrive à se faire une idée de la force, il peut concevoir à priori qu’une force soit constante, et on n’imagine pas qu’une pareille force puisse se manifester autrement qu’en produisant dans des temps égaux des accroissements égaux de vites.se et d'espace parcouru. Il suit de là qu’une force constante agissant sur un point matériel en repos lui imprimera un mouvement uniformément accéléré. Mais en acceptant cette conséquence on admet implicitement qu’une force produit sur un point matériel en mouvement le même effet que celui qu’elle produirait sur le point en repos. Ce n’est là au surplus qu’un cas particulier d’un principe plus général, se confondant d’ailleurs en partie avec celui de l’inertie ;

Lorsqu’un système de points est entraîné par un mouvement

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