‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 287 sur 385 · Tèli'grapiic Ca»elli · texte numérisé non relu

Tèli'grapiic Ca»elli

départ est fourni par la pile P. Lorsque le style se trouve sur une partie conductrice du papier M, le courant circule en entier dans la partie ABCI) et ne va point sur la ligne ofi la résistance est beaucoup plus considérable. Au contraire, lors<iuc le style est sur l’encre grasse qui forme les traits de la dépéclie, le circuit ABCD

TÉLÉGKAPHE CASELLI.

est rompu en M cl le courant s’élance sur la ligne. A ce moment, le style de la feuille H est exactement au même point que celui de la feuille M à cause du synchronisme des pendules, et il s’y formera un trait bleu qui est la reproduction exacte du trait de la dépêche travei’sc par le style. Loi-sqne, par conséquent, le style de M aura décrit une série de lignes rapprochées et couvrant la feuille, il se sera produit eu U une série de points ou de traits dont l’ensemhle constituera une reproduction de la dépêche. La pointe trarante est portée par un levier mohile autour d’un axe (jui passe A une petite distance de son extrémité inférieure; A cette extrémité s’articule un levier articulé d'autre part au pendule (tig. 531). l’our une oscillation complète du pendule, la pointe trarante décrit sur le cylindre une ligne de gauche A droite-, A l’extrémité de la coui-se, le cui-seur qui porte la |)ointe vient choquer un butoir, ce choc fait tourner le système d une petite quantité autour d’une vis, la pointe est soulevée pendant le mouvement de retour et ne retombe qu’A l’origine de la seconde ligue qui se trouve ainsi A une petite distance de la première. Le synchronisme des pendules est la condition néces.saire du fonctionnement de l’appareil; on l’obtient A l’aide de deux horloges que l’on règle séparément A une marche donnée et dont les oscillations sont deux fois plus rapides que celles du pendule télégraphique. La partie terminale de ce dernier est formée par une mas.s<‘ de fer de part et d’autre de laquelle se trouvent deux électro-aimants qui peuvent être animés par le courant d’une petite pile locale. Quand le pendule oscille vei-sla gauche, le circuit se ferme de ce C(Mé et la masse terminale est attirée; mais le pendule de l’horloge vient A son tour rompre le circuit, le pendule se meut en sens contraire et éprouve, A l'extrémité de son excursion, les mêmes efïels en sens contraire.

11 est évident que ce n’est pas seulement des lettres qu’on pourra reproduire par le télégraphe Caselli, mais un dessin quelconque : de là le nom de paniétéyraplie que i-ecoit cet appareil. La ligure 532 représente une dépêche obtenue sur le papier imprégné de cyanure; la ligure 533 est un double de la première, fourni par une feuille d’étain «lue l’on place ordinairement au-dessous de la feuille de papier; au moment du passage du courant l’humi-

MACHINES ÉLEGTRÜMOTRtCES.

dité du papier est di^coniposée , l’hydrogène réduit, en face des points où le courant a passé, l’osyde d’étain qui se trouve toujours en petite quantité sur la surface. Si on traite alors la feuille d’étain

Fig. 532. — Fac-similé d'une dtSpècUo

par un mélange d’acide azotique et d’acide pyrogallique, les traits apparaissent en noir.

Le télégraphe Caselli fonctionne depuis quelques années snr les lignes dn Havre et de Lyon, il n’a pas donné d’aussi bons résultats qu’on en espérait et bien souvent les dépêches sont indéchiffrables. Celte circonstance ne se produisant pas quand les deux appareils sont placés à côté l’un de l'autre, on doit en conclure que la difficulté qui provient de l’état variable du courant sur la ligne n’est pas encore complètement résolue. La question continue à être étudiée; elle a fait un grand pas par la disposition due à M, .Meyer.

594. Télégraphe Meyer. — Dans le télégraphe Meyer, la dépêche écrite, comme pour le Caselli, est enroulée entièrement à la surface d’un cylindre sur lequel un style métallique décrit une spirale à tours très-rapprecliés; ce mouvement est produit par un rouage moteur régularisé par une lame vibrante, comme celui du télégraphe Hugues. A chaque fois que le style traverse un trait de la dépêche, le courant est interrompu dans la ligne. A la station d’arrivée est un cylindre pareil et animé d’un mouvement de rotation identique à celui de la station de départ. Sur ce cylindre est disposé un tour d'hélice saillant et occupant toute sa longueur; il suit de là que pendant une révolution les dilférents points de celte hélice viennent occuper successivement toutes les places possibles sur la génératrice inférieure. Or, pendant que le style traceur fait un tour, il interrompt successivement le courant autant de fois qu’il

TÉLÉGUAPHE MEYER.

coupe les traits de la dépêche; à chacune de ces iiilerruptions, un papier placé au-dessous du cjlindre d'arrivée est soulevé par l’action d’une palette et reçoit une impression due à l'encre grasse ordinaire que l’on enlretient toujours à la surface du filet d’hélice. Il y aura donc sur la largeur du papier une ligne formée d’une série de traits équivalents à ceux qui ont été traversés par le style traceur. Mais le papier se déplace continuellement sous le cylindre, à une première ligne de traits succédera une seconde et ainsi de suite; la juxtaposition de ces diverses lignes donnera donc une dépêche fi l’encre grasse qui sera le fac-similé exact de la dépêche de départ, si la longueur du cylindre récepteur ou le pas de l’hélice imprimant a la même étendue que la circonférence du cylindre transmetteur.

595. Télégraphie sous-marine. — La télégrapliie sous-marine parait être définitivement fondée après de longues épreuves. Le pre-

mier câble, jeté par M. Brettc entre Douvres et Calais, le 28 aoilt 1850, ne vécut que quelques heures; les deux câbles transatlantiques immergésen 1860 ne paraissent pasavoir j I f jM subi, jusqu’à l’heure présente, d’avarie sérieuse. ^ i M §

Les difficultés que l’on rencontre dans l’exé- , / m m Mm cution des lignes sous-mariiies sont très-diverses, ufmÊ^Ê l’une des plus importantes se rappoi te à la fabrica- f / tion de câbles suffisamment résistants et isolés. Us •J sont composés généralement aujourd’hui (fig. 53â) I ! ‘m m,mi de fils de cuivre en plus ou moins grand nombre, m M'Æl noyés dans la gutla-percha , enlourée elle-même d’une couche épaisse de filin goudronné; à l'extérieur, la masse est protégée par di s fils de fer légèrement tordus à la façon des brins extérieurs d’un câble ordinaire. Le câble transatlantique est formé d’un conducteur central composé de sept brins de cuivre assemblés en cordelette et recouverts de trois couches de gutta-percha; le tout forme un cylindre de 15 millimètres de diamètre. Une seconde enveloppe est constituée par cinq cordes de chanvre imprégnées

d’une composition de goudron de Stockholm, poix,

Fig. .Wt. •

sous>mariii.

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