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MACHINE DE CLARKE

giiolles coiiiinuni(]uent enseml)le elle.s-mùincs, on mira ainsi andevant de l’appareil un circuit dans lequel on pourra recueillir les coui’ants auxquels l’induction produite par le inouveinent donnera naissance.

Examinons maintenant comment ces courants se forment. Supposons l’électro-aimant horizontal, les noyaux en 1er se trouvant exactement en regard des surfaces polaires des aimants, et imaginons (jue la rotation se produise de façon que la bobine qui est en face du pAle boréal B s’élève supérieurement et s’avance vers le pôle'austial A. Pendant le premier quart de révolution l’aimantation du noyau en fer est décroissante, il se produira donc à ce moment dans la bobine un courant direct; pendant le si'cond quart l’aimantation change de sens et elle devient croissante sous l’action du pèle A, ce qui donne lieu à un courant direct; mais l’aimanlalion ayant changé de sens, les deux courants se trouvent avoir en réalité la même direction. Pendant ce temps la seconde bobine s’éloignait du pèle A et s’approchait du piMe B. Ces deux effets font naître deux courants succe.ssils de même sens, mais de sens contraire fl ceux qui se produisent au même moment dans la première bobine. Mais il résulte de l’enroulement invei’se des deux fils que, lorsque ces courants pénètrent dans le circuit extérieur, ils y prennent la iqêinc direction que celle du coiiraiit qui provient de la première bobine. Donc, en définitive, on voit que pendant la demi-révolution du système toutes les actions inductrices concourent fl lancer dans le circuit extérieur un courant d’un sens déterminé; il est clair qu’à la denii-révolulion suivante le .sens sera changé. Si donc le mouvement de rotation continue, le circuit extérieur sera traveiaé par une série de courants dirigés alternativement dans un sens et dans l’autre, le sens changeant à cba(|ue demi-révolution de la bobine.

A faide d’un commutateur qui est représenté en perspective dans la ligure 554, on peut redresser ces courants et les faire circuler à l'extérieur dans un .sens unique. A cet effet, on dispose sur la surface isolante de l’axe deux demi-viroles E, F/ séparées l’une de l’autre par deux portions qui se trouvent dans le même plan que les deux axes des bobines. L’une d’elles communiiiue avec le collier e

INDUCTION

qui est l’uu des pdles de l app.-ireil, par la languette 3, et l’autre, par le moyen d’une vis, est en coniinunication perinaneiile avec l'axe. Les deux ressorts r et r', établis sur les banquettes O et O', s'appuient conslaminent sur lesviroles; or il est clairqii’au moment où le courant cbange de sens, les ressorts changent de \irole, et par suite la direction dans le circuit extérieur reste constante.

On peut, avec la machine de Clarke, découqjoser l'eau, rougir un III mélalli(|ue, animer un électro-aimant, etc. Toutefois, avec les dimensions ipie possèdent en général les machines des cabinets de physi([ue, les elfels obtenus sont d’une intensité très-médiocre et ont un caractère purement démonstratif.

Quand on veut appliquer la machine de Clarke à la production des commotions, ou lixe en N et N’ des fils métalliques terminés [)ar des poignées qu’un observateur prend dans les mains, après avoir eu la précaution de les mouiller un peu avec de l’eau acidulée; on ajoute en outre sur la banquette un troisième ressort qui vient s’appuyer sur les plaquettes (/qui se trouvent sur des prolongements des viroles E et K’. Au moment où une de ces phntuettes est en contact avec le troisième ressort, le courant se ferme directement et cesse de i)asser par le corps de l’observateur; il y a donc une interruption acconqiagnée d’un extra-courant (fui |)roduit la commotion.

622. Machines magnéto-électriques des ph{ires. — Pour obtenir avec la machine de Clarke des effets intenses et susceptibles de recevoir une application prali(iue, il faut donner à l’appareil de grandes dimensions et imprimer au système des hélices un mouvement de rotation i-apide. C’est le principe de la machine magnétoélectricpie imaginée primitivement par ,\l. le professeur Nollet, de Bruxelles, en 1850, et (jui est aujourd’hui construite dans les ateliers de la compagnie l’Alliance. Ces machines sont applii|ùées à l»roduire la lumière ('lectrique des phares de la Hève (le Havre); elles sont susceptibles d’ailleurs de recevoir dos applications diverses, en particulier on peut les faire servir à produire l’électricité nécessaire pour le fonctionnement d’un atelier de galvanoplastie. La ligure 555 représente une vue perspective de la machine, dont nous donnerons une description succincte. Elle se conq)ose de huit séries de faisceaux aimantés disposés sur la surface d’un

MACIIINKS DES PIIAUES.

l)Ali oclogüiial en fonte; ces aiinanls sont disposés de t’aron que dans la série linéaire des ptMes, paralléleineni A l'axe du DAIi, aussi bien que sur la circonféience perpendiculaire au mêinc axe, les pùles soient alternativement de sens contraire.

Fig. 55r>. — Machine du l'Alliauce.

Dans l’intervalle laissé entre deux séries circulaires d'ainianis. sont disposés des rouleaux de bronze montés sur un axe auquel un moteur à vapciir imprime, par le moyen de courroies de transmission, une vitesse de rotation qui est ordinairement de 350 tours par minntc. A la surface de ces rouleaux sont posées borizontalemeni seize bobines cylindriques, autant qu’il y a de pAles dans la série circulaire d’aimants. Le noyau des bobines est formé d’un cylindre en fer doux fendu sur toute sa longueur; on a reconnu (pie cet artifice rend plus rapide la désaimantation loi-s du cliangement de .sens de rinfluence.

Il n-sulte de cette disposition générale cpie chaque bobine regarde par ses extrémités les pôles contraires de deux aimants et que, dans son nionvement de rotation, chacune de ses extrémités passe successivement d'un pôle A l’autre de la série circulaire d’aimants.

Supposons d’après cela que, les hobines étant exactement en

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