LOIS DE LA RÉFRACTION
passant de l’air dans l’eau, se rapproche au contraire de la normale. Quand un rayon en passant d’un milieu dans un autre se rapproche de la normale, on dit que le second milieu est plus réfringent que le premier ;• il est moins réfringent lorsque le rayon lumineux s'éloigne de la normale. Bien que cela ne soit pas tout à fait sans exception, on peut dire que la réfringence et la densité sont corrélatives, de telle sorte qu’en général un milieu plus dense qu’un autre est en même temps plus réfringent, et réciproquement.
722. Lois de la réfraction. — La loi de la réfraction de la lumière n’a été découverte qu’à une époque relativement récente. Snellius, savant hollandais, et Descartes, en ont donné chacun, et à la suite de travaux indépendants les uns des autres, un énoncé particulier. Toutefois, la formule plus simple de Descartes étant restée dans la science, on donne le plus souvent aux lois de la réfraction le nom de lois de Descartes. Nous allons indiquer en quoi elles consistent.
Considérons un rayon lumineux RI (ûg. 650) tombant en I à la surface de séparation de deux milieux; l’angle que fait ce rayon avec la normale au point I se nomme l’angle d’incidence, et son plan est le plan même de l’incidence. D’après cela, la première lo de la réfraction consiste en ce que
La réfraction se fait dans le plan de l’incidence.
Le rayon lumineux réfracté IS, dans le cas de la figure, se rapproche de la normale, ce qui veut dire que le second milieu est plus réfringent que le premier, mais il ne sort pas du plan d'incidence.
Quant à l’angle de réfraction SIP, sa valeur n’est pas liée à celle de l’angle d’incidence par une relation facile à saisir, et c’est ce qui explique comment, malgré des recherches très-nombreuses, la loi de la réfraction est restée si longtemps inconnue.
903 RÈI'KACTION.
Mais, au lieu de comparer direelemenl les angles d’incidence cl (le r(?fracliou, comparons leurs lignes lrigonom<51riques. Décrivons, par exemple, du point I comme centre une circonférence de cercle (|ui coupe le rayon ivfracté en S, et le prolongement du rayon incident en If, el abaissons les perpendiculaires IfP’ et SI’ sur la nor male. On reconnaît (lue, (piel (pie soit l’angle d’incidence, le i-apport de ces deux iierpendiculaires est constant. Ces perpendiculaires sont précisément les sinus des angles d'incidence et de réfraction. On peut donc énoncer comme il suit la seconde loi de la réfraction :
Le sinus de {"an/jte d'incidence et le sinus de Cangle de réfraction sont dans un rapport fon.s(an(.