LUNETTE ASTRONOMIQUE
gnée, et avec l’autre ueil on regarde la niire directement. On peut constater ainsi le nombre des divisions réelles contenues dans l’intervalle de deu.v divisions de l’image ; le rapport de ces nombres est précisément le grossissement. Lorsque la lunelte est un peu l'ortc, le corps de l’instrument empêche de regarder la mire avec le second œil ; dans ce cas, on adapte à rinstrument une espèce de chambre claire (fig. 71ti) comme dans le microscope. Les rayons venant directement de la mire sont réfléchis par le miroir m' et renvoyés à l’œil par le mimir percé m, placé au-devant de l’oculaire.
Disposition de l’ inslntmeiU. — L’objectif achromatique est dispos<‘ dans une monture (fig. 715) qui se visse fl l’exti-émilé d’un fort tube de cuivre W. Dans ce tube gli.sse à froltement doux un second tube F à l’e.xtrémité duquel se place l’oculaire. Dans le tube porte-oculaire se trouve ordinairement un réticule formé de deux fils croisés très-fins; ce réticule est mobile et on en règle la position pour que, vu à travers l’oculaire, son
image se fasse à la dis- LmiéMc,a»lronoiDique.'
lance de la vision dis-; ; -
tincte. C’est dans cette même position que se trouve le diaphragme , et c’est là aussi que doit se former l’image réelle fournie par la lentille objective. On obtient ce résultat par un tirage que renferme le tube Fy et on l’amène à être très-exact par un mouvement lent produit par la vis V qui agit sur tout le système porte-oculaire.
Cliercluur. — On voit en l une petite lunette parallèle à la lunette principale, et qui est absolument indispensable quand le grossissement est un peu fort; c’est ce qu’on appelle le chercheur. Pour en comprendre l’utilité, il faut remarquer que dans la lunette astronomique, comme dans le microscope, le champ est limité par
VISION KT INSTRUMENTS D OPTIQUK
le côue qui, .tynut pour soiuincl le centre de l’objeclif, s'appuierait surlcconlourtle l'oculaire ou plutôt sur le diaphragme. Il en résulte nécessairement que, loreque le grossissement est très-fort, le champ est très-petit, cl il devient Irès-difflcile d’amener dans la ligne de visée de l'inslruinent l'objet ipie l'on veut regarder. C’est pour cela qu’on emploie un chercheur, qui est une petite lunette munie 'd'un réti cule. Le chauii) de cette lunette étant fort grand, il c.st facile de trouver le point que l'on veut observer cf de l’amener au centre du réticule. D’après le i)arallélisine des lignes de visée qui a dft être l’objet d’un réglage antérieur, il se trouve par cela même au centre du réticule de la lunette principale.
/Imicau oculaire. — Ou appelle anneau oculaire l’image de la surface de l'objectif donnée par l’oculaire. On l’observe facilement en dévissant l’objectif, dirigeant le tube vers la lumière des nuées et plaçant un petit écran au delà de l’oculaire; on trouve un endroit où se forme nettement un petit cercle blanc; é’est précisément l’anneau oculaire. Il est évident qu’un rayon quelconque (jui a traversé l’objectif doit |)asser par l’anneau oculaire ; cet anneau est situé en EE’, à l’endroit où se croisent les faisceaux (]iii ot)t donné l’image réelle-, c’est donc en ce point qu’il convient de placer l’œil si l’on veut qu'il profile de tous les rayons et qu’il embrasse la totalité du champ de rinstrument. A cet effet, le tube porte-oculaire se prolonge au delà du dernier verre et est formé par une plaque percée d’un trou {œilleton) correspondant exactement à l’anneau oculaire; c’est contre ce trou qu’on applique exactement l’œil.
Loi-sque la lunette est ajustée pour voir les objets éloignés, le tirage a très-approximativement pour longueur F + f. Si dans ces conditions on mesure la distance a de l’anneau oculaire à la surface extérieure de l’oculaire lui-même, le quotient de la longueur de l’instrument para donne approximativement le grossissement. En effet, F -l- /’ et n sont pour la lentille oculaire des longueurs satisfai.sant à la formule des foyers conjugués ; on a
donc 7; -t- - = ., formule de laquelle on déduit = --.
F + f a f al