LUNETTE DE GALILÉE
(les images renvei'sees. ce qui est tout à fait sans inconv(*iiient pour l’observaliou désastres; mais rinconvénieiil est au contraire très-grave quand il s’agit de la contemplation des objets terrestres. Pour transformer la lunette astronomique en lunette terrestre dans laquelle les images sont redressées, on ajoute au delà du point où se forme l'image réelle une petite pièce appelée véhicule, (jiii porte
Fig 716. — Lunutle terroRlix*.
deux lentilles O " et O"' (11g. 716) de même distance focale. On voit par la figure que rimage ab est reportée en a'b' redressée, mais sans altération de grandeur. C’est au delà de a'b' qu’est placé l’oculaire O' qui fournit l’image virtuelle A'B'. On voit que la transformation de la lunette astronomique en lunette terrestre ne change l>as le grossissement, mais elle diminue le champ et augmente la longueur de riuslrument de toute la distance qui sépare ab de a'b'.
784. Lunette de Galilée. — Dans les circonstances où l’on n a pas be.soin d’un fort grossis.sement, on peut se servir utilement de la lunette imaginée par Galilée, qui donne naturellement des images droites et avec une longueur qui, à grossissement égal, est beaucoup plus petite que celle de la lunette terrestre.
Dans la lunette de Galilée (lig.717) il y a une lentille objective O et un oculaire négatif formé par une lentille conciiveO'.Les rayons / et S, formant les limites du faisceau aboutissant à l’extrémité supérieure de l'objet, viendraientdonnereu a l’image réelle de cette extrémité (A). De même le faisceau limité par les rayons 3 et i viendrait donner en b l’image réelle de la partie inférieure (B). Mais ces fais-
Kig. 717. — Lunette de Galilée.
986 VISION ET INSTRUMENTS D'OPTIQUE
cpaux sont rencontrés par la lentille concave avant leur point de concours réel. L’image a est reportée en A’ sur l’axe optiqueaO'et l’image
b en B'. L’oculaire
étant dans une position convenable, l’image virtuelle droite A’B’ se fait à la distance de la vision distincte, c’est elle qui est perçue par l'opil.
• Grossissement. — Pour apprécier le grossissement, nous négligerons la distance de l’œil à l’oculaire et nous remarquerons que l’image est vue sous l’angle A’O'B ou son égal aO'b, tandis que l’objet est vu sous l’angle aOb. Le grossissement est donc égal h ^ ^ •
Comme ces angles sont petits, ce rapport est approximativement égal au rapport de la distance de ab à l’objectif et à l’oculaire. La distance de o6à l’objectif est précisément la distance focale F de l’objectif lui-même; quant à la distance de abh l’oculaire, nous allons démontrer qu’elle est à peu près égale à la distance focale f de l’ociilairc; le grossissement a donc, comme dans la lunette astronoinique, pour expression -y- . Remarquons toutefois cette différence que la longueur de la lunette astronomique ajustée est (‘gale â F + f, tandis que celle de la lunette de Galilée est F — f.
Distance à laquelle il faut placer C oculaire. — Cbercbons la distance X à l’image réelle ab où l'on doit placer l’oculaire pour que l’image se fasse à la distance de la vision distincte. A cet effet remarquons que les rayons étant convergents sur l’oculaire, la distance pde l’objet doit être négative-, rimageA'B'élant virtuelle, p' doit être aussi négatif, et, comme dans le cas des lentilles concaves le terme -y- est (‘gaiement négatif, il s’ensuit que les trois termes de la formule des foyers sont négatifs ; on a donc en cbangeant tous les signes