TÉLESCOPE DE NEWTON
d’où
On voit que si l’on néglige f devant D, x se réduit à f, ainsi que nous l’avons indiijué précédemment. La formule montre en outre que quand D diminue, x augmente, c’est-à-dire que l'oculaire doit être rapproché de l’objectif. La lunette doit donc être raccourcie d’autant plus que la distance de la vision distincte est plus courte.
Lunette de spectacle. — C’est la lunette de Galilée que l’on emploie comme lunette de spectacle. Dans les instruments de ce genre soigneusement construits, l'objectif et l’oculaire sont achromatiques. L’objectif est formé par une lentille concave en flint, comprise entre deux lentilles convexes en crown. L’oculaire se compose au contraire d’une lentille convexe en flint, comprise entre deux lentilles concaves de crown. Ordinairement on associe deux lunettes de manière à pouvoir regarder avec les deux yeux; les tirages des deux instruments sont mis en mouvement d’une façon simultanée par un mécanisme unique. L’appareil prend aloiT» le nom de jumelle.
785. Télescopes. — Télescope de Newton. — Les télescopes diffèrent des lunettes en ce que l'image objective est formée par un miroir, au lieu de l’être par une lentille. Cette image est regardée à l’aide d’un oculaire simple ou composé à la manière ordinaire. Nous décrirons seulement ici le télescope de Newton, qui est du reste le plus employé, au moins quand il s’agit d’observations astronomiques.
L’objectif est un miroirconcave (Og. 719) placé au fond d’un tube que l’on dirige vers les objets éloignés. Les rayons / et 2 d’une part, .? et i de l’autre, qui limitent les faisceaux supérieur et inférieur, viendraient donner en aà, au foyer F du miroir, l’image renversée de l’objet. Mais avant leur point de concours ils rencontrent le miroir plan M qui rejette l’image en a' b\ les points a' et b' étant, par rap-
Kig. 71J<. — Lunette de spectacle.
ÎIS8 VISION ET INSTItLMENïS D'OPTIQUE.
port au miroir M, les .sjiiuilriqucs de a el b. L’oculaire O' transforme celte image en une image virtuelle agrandie A'B’.
Grossissnneni. — Le grossissement s’exprime d’une manière
approchée par la même expression quedansla lunette astronomique et la lunette de Galilée. En effet, l’image ab soutiendrait, au centre du miroir (O) que l’on ne voit pas sur la figure, un angle aOb, qui est précisément celui sous lequel l’objet est vu directement; a' b' qui lui est égale sous-tend en O' un angle égal a'O B'à celui .sous lequel est vue précisément
l’image ; le grossissement est donc égal à ^ ou, ce qui est la même chose sensiblement, au rapport de la distance de oti au centre, à la distance de a' b' à l’oculaire. La première distance est la distance focale F du miroir ; la seconde est à peu près la distance focale f de l’oculaire supposé simple. Le grossissement est donc
égal à Y'
Le télescope de Newton est monte sur un pied à la manière des lunettes et muni d’un chercheur. La présence de l’oculaire à l’extrémité supérieure du tube n’est pas extrêmement commode, et, à cause de cela, on se sert quelquefois du télescope de Gregorj". Dans cet instrument, dont nous croyons inutile de donner la description détaillée, le miroir objectif est percé en son centre ; les rayons, ramenés par un petit miroir concave placé dans l’a.xede l’instrument, viennent former l’image réelle près de l’ouverture du grand miroir; c’est dans cette ouverture qu’on place le tube porte-oculaire. Le télescope présente ainsi la forme générale des lunettes, c’est-à-dire qu’on regarde dans le sens même de l’axe du tube.
786. Télescopes à miroir argenté. — Travaux de M. Foucault. — Les télescopes, comparés aux lentilles achromatiques, présentent