‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 42 sur 385 · DA LA N CK · texte numérisé non relu

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qu’elle ne saurait êlrc omi»loyée, puis(|u’ou devrait toujours operer (laus la condilion la plus défavorable. Il ii’y a doue d'acceplable que la disposition des points de suspension des plateaux situés au-<lcssus de celui du (léau, mais sous la condition de peser avec cliarjîe constante.

Hemarquons, au surplus, que, rigoureusement parlant, la sensibilité dépend toujours de la diar^'e tpii produit nécessairement une varialion du frotlemcnt sur l’axe de suspension. D’ailleurs, il résulte de la couslitutioii même des corps (ju’il n’y a aucun système qui ne cède même aux plus faibles actions. 11 est donc rationnel d’opérer sous charge constante, aliu de .se trouver toujours. A ce point de vue, dans les mêmes conditions.

57. Suspension des plateaux. — l ne condition fondamentale de l’exactitude de la balance, c’est que le poids des plateaux et la

charge <|u’ils contiennent agissent bien toujours au même point et à la même distance de l'axe de suspension. Ce résultat important s’obtient de diverses manières. La disposition que représente le modèle dessiné (fig. 42) est une des plus rationnelles. Le lléau présente à ses extrémités deux couteaux parallèles 4 l'axe de rotation et dont les arêtes sont dirigées supérieurement. Sur ces couteaux pose, par une surface plane et dure d’agate ou d’acier, un étrier dont dans la figure on a enlevé la partie antérieure. Sur la partie

SISI’ENSION DES l'LATEArX. '7

iiirérieure de l'élrier repose un autre couteau faisant partie d’un système auquel s’articule librement la partie supérieure du bassin. De cette façon, quelle que soit la position des poids, leur action se réduit toujoiu’s à une force verticale agissant à la partie supérieure de l’arête du fléau.

La figure 43 représente une balance de précision avec la cage de veri'e qui la renferme. On voit en bas l’extrémité d'un levier, qui

Kip. i*). — Balance du pnVisioii.

permet de soulever le fléau et d’empêcher le couteau de se fatiguer quand on ne se sert pas de l’appareil. On peut remarquer cil haut un petit mécanisme usité par quelques constructeur, mais qui n’est pas d’un emploi général. En avant du fléau est un cercle divisé horizontal, sur lequel on peut faire mouvoir un petit index métallique; ses divers déplacements peuvent produire définitivement féquilibre et correspondent d’ailleui-s à des dilTé-

BALANCE

rences de poids dont on peut se rendre coinple à l'avance une fois pour toutes.

58. Densités. — Si l’on pèse les dilférents corps de la nature sous le même volume, on trouve (ju’ils ont des poids différents. C’est ainsi que tandis que 1 litre d'eau pès<? 1 kilogramme, 1 litre de mercure pèse 13^,0, 1 litre d’alcool 0*‘,79, etc. C’est ce qu’on e.vprime en disant que les différents corps ont des densités différentes. Il est évident qu’il y a un intérêt très-réel à connaître le poids spécifique de chacune des substances naturelles; c’est là en effet un élément fondamental de leur constitution physique. On conçoit donc (jue l’on ait cherché à dresser une liste de tous les corps connus et renfermant, par exemple, le poids du litre de chacun de ces corps. La manière de dresser cette liste sc conçoit aisément, il suffirait de peser un certain volume connu de chaipie corps, et de diviser le poids obtenu par le volume; on aurait ainsi le poids de l’unité de volume.

On peut s’y prendre d’une tout autre façon. On sait, d’après les conventions de notre système de poids et mesures, que :

Un centimètre cube d’eau pèse un gramme;

Un décimètre cube ou un litre pèse un kilogramme;

Un mètre cube pèse mille kilogrammes, ou une tonne.

Si d’après cela on cherche le rapport du poids d’un certain volume d’un corps au poids du même volume d’eau, ce rapport exprimera en grammes, kilogrammes ou tonnes, le poids de 1 centimètre cube, de 1 décimètre cube ou de 1 mètre cube de la substance considérée. Si, par exemple, c’est du platine et qu’on trouve que le rapport du poids du platine au poids d’un égal volume d’eau est 21, cela veut dire que 1 centimètre cube de platine pèse 21 grammes, ou (|ue 1 décimèli'e cube pèse 21 kilogrammes, ou ([ue 1 mètre cube pèse 21 tonnes.

On voit donc que le même nombre exprime soit le rapport du poids du corps au poids du même volume d’eau, soit le poids de l'unité de volume. On donne indifféremment à ce nombre, en pbysi(}ue, le nom de densilé ou poids spécifique.

La connaissance des densités est fort utile au point de vue pratique, elle permet de déterminer le volume quand on connaît le

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