‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 53 sur 385 · HYDROSTATIQUE · texte numérisé non relu

HYDROSTATIQUE

une pression supérieure à celle que supporte ni d'une ijuantilé égale au poids du cylindre mm'. De niêine, ni' supporte une pression qui, égale c't celle que suliit ii, surpasse celle qui se produit en n' d'une quantité égale au poids du cylindre un', d'où on voit évidemment, en poursuivant le raisonnement, ipie l'élément m supporte une pre.ssion égale à la somme des poids des cylindres mm', mi', rr', ss'. c'est-à-dire au poids d'un cylindre liquide qui, ayant pour base m, s'élèverait verticalement jusqu'à la surface libre. Comme tous les points du fond horizontal AB sont également pressés, il s'ensuit que la pression totale ' que supporte le fond du vase est égale au poids d’une colonne liquide ayant pour base le fond lui-même, et pour hauteur la distance verticale qui le sépare de la surface libre, ou ce que l'on appelle la hauteur du liiiuiile dans le va.se.

Appelons B la surface du fond du vase. Il la hauteur du liquide et Ü sa densité, la pression est e.vprimée par la formule BU ü.

Si, jiar e.vemple, dans un vase dont le fond a 2 décimètres carrés de surface .se trouve du mercure jusqu’à une hauteur de 0'",55, le volume de la colonne de mercure qui mesure la pression est égal à 2 X 5,5 = 11 décimètres cubes, et son poids à 11 X 13,59 = Ià9‘''"'-,à9.

67. Expérience des vases de Pascal. — La proposition précédente montre que la pre.ssion e.vercée sur le fond d’un vase ne dépend que de la surface du fond et de la hauteur du liquide, la forme du vase étant tout à fait sans inlluence. Pascal a imaginé, pour vérifier ce fait, une expérience qu’on répète dans tous les coui-s de physique, avec quelques modifications qui la rendent pins simple. On .se sert d’un trépied (fig. 57) portant un anneau sur lequel ou peut visser successivement trois vases de forme dilférente, l’un évasé par le haut, l'autre cylindrique, le troisième rétréci à la partie supérieure. A la partie inférieure de l’anneau si* trouve un disque supporté par un fil fixé lui-même à run des plateau.x d’une balance. Des poids placés dans l’autre plateau maintiennent le disijue contre l’anneau avec une certaine force. Le vase cylindrique, par exemple, étant placé sur le trépied, on y verse de l'eau ju.squ’à ce

t. On f;iit abstraction ici de la pression atmosplniriquc qui s'exerce sur la surface libre et qui sc transmet jusqu'au fond du vaM>.

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