‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 7 sur 385 · S MÉCANIQUE · texte numérisé non relu

S MÉCANIQUE

autre convoi vouant on sons contraire ot aniini? do la niômo vilosso.

C’est aussi à l’inortie qu'il faut attribuer les cliutos souvent si fitravesqui ont lieu lorsqu’on descend sans précaution d’une voilure et à plus forte raison d’un convoi en marche. Ko eiïet, tous les points du cori)s possèdent un certain inouvoinent, et les pieds .seuls étant réduits à l’iniinobilité, la tête continue è se mouvoir et se trouve ainsi lancée contre le sol avec une vitesse plus ou moins considérable.

Lorsque, pour emmancber un marteau par e.vemple, on frappe l’e-vlrémité du mancbe contre le sol, ou utilise l’inertie de la matière. En elTet, au moment du choc et de l’arrèl qui en résulte, la tète continue se mouvoir et linit, au bout de quel<iues chocs, par s’cmiiMiicber complètement.

8. Mécanique. — Les divers phénomènes physiques ne sont au fond que des mouvements; mais à ces mouvements cnrresi)ondenl souvent des manifestations spéciales et <jui ont un intérêt |)iopre. Ainsi quand on chauffe un corps solide et qu’on le fond, il est bien certain que l’état liquide résulte d’un déplacement particulier, ou peut-être au.ssi d’un ('hanf;ement de forme des molécules, c’esl-Adire de circonstances qui se rédiii.seut à des mouvements; mais le corps liquide formé ainsi a acquis des propriétés particulières, et ce sont elles ([ui intércs.seut surtout le- physicien.

Toutefois on conçoit que les mouvements puissent être considérés en eux-mêmes d’une manière géométrique et en rapport avec les forces qui les produisent; c’est là l’objet d’une science particulière, la mécaniijue, que l’on doit con.sidérer comme un préliminaire indispensable de la physique. Nous renvoyons le lecteur aux ouvrages spéciaux sur cette matière; toutefois nous donnerons dans

ce chapitre l’énoncé de quelques propositions fondamentales, on les

appuyant d’explications propres à en faciliter l’intelligence.

9. Éléments de la force. — Le point maléuiel soumis à l’action de la force s’appelle le point d' application de la force. Il tend en vertu de cette action à se mouvoir suivant une certaine direction ((ue l’on appelle la direction de la force et qu’on peut représenter géométriquement par une droite aboutis.sant au point matériel. On conçoit d’ailleurs évidemment que la force agisse avec une certaine intensité variable d’un cas à l’autre. Cette intensité se manifestera, par

HÈSLLTANTE.

e.vemple, par une vitesse plus ou moins grande du point suivant les circonstances, de sorte qu’à la plus grande vitesse corresponde la plus grande force.

Lorsque deux forces appliquées au ménie point en repos lui donnent le même mouvement, on peut dire (ju’elles sont égales. La réunion d’un certain nombre de forces égales donne lieu à une force multiple, et l’on conçoit ainsi que les intensités des forces puissent être comparées les unes aux autres.

Les forces peuvent dotic être repré- * sentées soit par des nombres, soit ’■

par des ligues, en prenant pour unité une certaine force (pii est le plus souvent le kilogramme. On ligure ordinairement la force par une ligne AF «pii indi(]ue ,sa direction, A est son point d’ap- |)lication et la longueur Alt représeide, suivant une échelle déterminée, .son intensité.

10. Résultante. — (Jnand un |)oint matériel ou un système de points est sollicité par un certain nombre de forces, on comprend tpi’une force unique de grandeur déterminée et a|)pli(piée en un point convenable i)uisse i)roduire le même effet que l’ensemble des forces données; cette force uni(pie porte le nom de résuUanic. Les forces primitives se nomment des composaitles.

Ainsi, par exemple, un bateau descendant une rivière, soumis à l’action des roues ou du vent, mais de façon toutefois que son mouvement soit rectiligne, est en réalité soumis à un trèsgrand nombre de forces qui agissent sur les différents points; il est toutefois évident qu’une force convenable de grandeur et de position pourrait produire le même effet que toutes ces forces.

11 n'arrive pas toujours (pi’un système de forces .puisse être remplacé par une force unique; mais quand cela a lieu, il est fort important de déterminer la grandeur et la position de cette résultante, car l’étude du mouvement du corps en .sera évidemment simplifiée. Voici un cas inqioi tant où cette détermination se fait aisément.

11. Parallélogramme des forces. — Si un poiut matériel A est soumis à l’action de deux forces représentées en grandeur et en direction par .\B et .AG, il y a une résultante représentée exactement par la diagonale

MECAMIJUE.

Al) du parallHoijramme conslrtiil sur les grandeurs mêmes des forces.

Ou peut rendre sensible expdriiiientulemeiil rcxaclilude de cette proposition fondanicnlale à l’aide de V l’appareil suivant, dd au physicien S’Gravc-

\ sande. ABCÜ est un i)arallélograinnie arti-

c culé à ses quatre sonuuets; aux points 15

Fig. ï. — Paraiiéiügraiiimo et G soiit fixés des coi’dons qui, passant sur des furets. poulies de renvoi M et N, supportent a

leurs extrémités des poids P et P' égaux respectivement à 90 et 60 grammes.

Les longueui's des côtés AB et AG sont elles-inémes proportionnelles aux nombres 90 et 60. Au sommet .A on suspend un poids P” égal à 120 grammes; on rcmaniue dans ces circonstances

Fig. 3. — Ap(>arcil de S'Oiuvc^audc.

([UC le i)arallélogramine est en équilibre, ün constate en outre que les cordons fixt% en B et G sont sur le prolongement exact des côtés AB et AG, et qu’une tige verticale fixée en A S(? trouve préci.sément concorder avec la diagonale du parallélogramme. 11 suit de là que les forces P et P' ont une résultante verticide dirigée suivant la diagonale AL), égale et opposée d’ailleui-sà la force P". Mais cette

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