RÈGLE DE TORRICELLI
Bouleille inépuisable. — La bouteille inépuisable est un jeu du mémo genre. Elle est formée d’une bouteille à parois opaques en tôle ou en gutta-percha, renfermant dans son intérieur cinq petites fioles. Celles-ci communiquent avec reitérieiir par cinq petites ouvertures que l’on peut fermer avec les cinq doigts de la main. Elles sont munies d'ailleurs chacune d’un petit goulot qui vient
Fig. 173.
— Uoiitcille
se rendre dans le goulot général de la bouleille. ün commence par remplir les cinq fioles de cinq li<iueurs dilTérentes, et la partie comprise entre elles d’un sirop simple. Si l’on maintient ouvert l'un des orifices, il s’écoulera un mélange de sirop et d’une des cinq liqueui's, qui pourra évidemment représenter la liiiiienr elle-même. Le sirop neutre est destiné à être versé seul dans des verres préparés de façon ii obtenir des liqueurs autres que colles qui figurent dans les fioles. Cet artifice combiné avec d’habiles subslitulions d’une bouteilli* à une autre, permet de se rendre compte de l’intérêt qu’excite en général cette expérience, quand elle est exécutée par un physicien habile.
170. Fontaine intermittente. — La fontaine inlermillente est un appareil analogue aux précédents, seulement les intermittences
FONTAINE INTERMITTENTE. ÎÎ9
d’écoulement se produisent d’une manière automatique parle jeu de l’instrument, sans intervention de l’opérateur. Elle se compose d’un ballon V que l’on peut fermer hermétiquement à l’aide d’un bouchon, communiquant, à volonté, avec des ajutages a, par lesquels peut .s’écouler l’eau qu’il contient.
L’n tube droit t s’élève jusqu'à la partie supérieure du ballon, et se termine inférieurement à une petite distance du fond du bassin B. Ce dernier est percé d’une petite ouverture o, par laquelle l’eau qu’il reçoit s’écoule dans le tassin inférieur €. Supposons (pi’on mette de l’eau dans le ballon et (lu’on établisse la communication avec les ajutages, le liquide s’écoulera dans le bassin B, et de ce dernier dans G. Mais le diamètre de l’ouverture o est tel qu’elle débite moins d’eau qu’il n’en tombe des ajutages; le
, , , J Fig. I7i. — Fontaine intermittente.
liquide S accuintilera donc dans
B, et finira par couvrir re.\trémité inférieure du tulie t. A ce moment, la communication sera supprimée entre l’air extérieur et la partie supérieure du ballon ; l’écoulement s’arrêtera donc au bout de ([uebiues instants. Mais le bassin B continuant à se vider par l ouverture o, le li<[uide du bassin descendra au-dessous de l’c-xtrémité inférieure du tube; aloi’s l’air pénétrera dans l’intérieur du ballon, l’écoulement recommencera pour s’arrêter de nouveau, et ainsi de suite.
171. Siphon. — Le sipbon a pour objet le transvasement d’tin liquûle d’un va.se dans un autre, lise compose essentiellement d’un tube recourbé (fig. 175) à branches inégales. La pidite branche plonge dans le liquide h transvaser, l’autre s’ouvre directement dans l’air. Si on suppose le siphon plein de liquide, c’est-à-dire amorcé.
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m RÈGLE DE TORRICELI.I.
il est facih? de voir qiio l’ccoulonipnl aura lion de la i)otile à la longue branche.
r.oiisidth’ons en effet (flg. 176) une couche de li(iuide M silu(^ dans la partie la plus élevée du siphon; cette couche éprouvera, de gauclie à droite, une pression égale A la pression atinospliérique, diminuée de la hauteur DG ou MI.
Si on désigne celle dernière par h et par 11 la pression e.vtérieiire exprimée en hauteur du liquide qui reui])lil le siphon, la
pivssion de gauche à droite sera II — h. La pression de droite à gauche sera 11 • — EF = 11 — /»'. Or, A' étant [)lu.s grand que h, la première pression remportera sur la seconde; la couche M se mouvra donc de gauche à droite. Mais si la petite branche du siphon a une hauteur inférieure à II, la colonne liquide ne peut point se diviser, car la pression atmosphéri(jue ferait immédiatement remplir par le licpiide le vide qui se serait formé, l’écoulemenl aura donc lieu d’une manière continue jus(|u'à ce que la liquide dans le vase AB soit descemlu au-dessous de l’extrémité de la petite branche du siphon.
La force qui produit l’écoulement est la pression représentée