‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 10 sur 346 · DYNAMIQUE · texte numérisé non relu

DYNAMIQUE

27. Définitions. — La Dynamique (de vaut, puissance, force) est La partie de la mécanique où l'on étudie les forces, non plus à l'étal stalique, c'est-à-dire se faisant équilibre sur un système matériel, mais à l'état dynamique, c'est-à-dire produisant le mouvement.

L'objet de la Dynamique est de résoudre le double problème suvant :

1° Étant donné les forces qui agissent sur un corps, délermminer le mouvement de ce corps,

» Étant donné le mouvement d'un corps, déterminer les forces qui agissent actuellement sur ce corps.

La dynamique est fondée sur trois principes généraux, sortes de postulats, qu'on a tirés, par induction, de l'observation de ceruns faits naturels et qu'on vérifie par l'expérience dans leurs conséquences pratiques. Ce sont :

1° Le principe de l'inertie, dont la premiére idée est due à Képler ;

> Le principe du mouvement relatif, énoncé par Galilée;

ï Le principe de l'égalité de l'action et de la réaction, découvert par Newlon.

28. Principe de l'inertie. — 1° Un corps ne peut rien changer

de lui-même à son élal de repos ni à son élal de mouvement.

4. Vorr celte question dans la Wécanique Maneuvrier ct Berget.

2 Si un corps libre n'est sollicité parnea ucu force, ce corps est en repos ou bien il est animé d'un mouvement de translation rectiliqne el uniforme.

La première proposition est le seul énoncé qu'on donne souvent du principe de l'inertie, Cependant elle ne constitue pas, à proprement parler, un principe; elle ne fait qu'exprimer, sous une forme nouvelle, l'existence de cette propriété essentielle de la matière que nous avons déjà définie sous le nom d'inertie. La seconde partie de l'énoncé, au contraire, est un véritable postulat. Rien ne pouvait faire deviner à priori que le mouvement naturel des corps est le mouvement rectiligne et uniforme ; on a mème longtemps cru que c'était le mouvement circulaire et uniforme. Mais le seul fait d'une bille, lancée sur un sol horizontal bien uni, qui se meut sensiblement en ligne droite avec une vitesse, non pas constante, mais lentement décroissante (i cause du frottement), a sufli pour indiquer ce principe; on l'a ensuite généralisé par induction, puis vérifié expérimentalement dans ses conséquences.

29. Principe du mouvement relatif. — Dans un système de points malériels animés d'un mouvement de translation, toute force qui agit sur l'un d'eux lui imprime le même déplacement par rapport aux aulres que si le système élait en repos.

Ce principe n'est indiqué nettement par l'observation que dans le cas où le mouvement de translation est rectiligne et uniforme, comme celui d'un bateau descendant paisiblement une rivière: mais on est amené, par les conséquences qu'on en déduit, à l'admettre aussi dans le Cas général d'un système animé d'un mouvement de translation quelconque.

Conséquence : définition expérimentale de la vitesse à l'instant t dans un mouvement varié — 1 résulte des deux principes précédents le corollaire suivant : Si un corps libre est sollicité par une force quelconque, il prend un mouvement varié; el si, à un instant t, on vient à supprimer la force, le corps continue à se mouvoir d'un mouvement recliligne el uniforme : la vitesse de ce dernier mouvement esl précisément la vitesse à l'instant { du mouvement varié, el sa direction est celle de la tangente à la trajecloire au point où le corps se trouvait à l'instant t.

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