De youta, angle, et ufrgns, mesure
LAMES KT PRISHES. 439
Il se compose essentiellement d'un cercle gradué (fig, 387 et 388) que l'on perit rendre horizontal au moyen dé vis culantes, et sur lequel peut se mouvoir une lunette. Cette lunette porte un réticule dont l'un des fils est vertical ; on s'assure que cetle condition est remplie en visant une mire verticale éloigaée, par exemple une lige de paratonnerre, Le prisme A, qui doit servir aux mesures, est fixé à la cire molle sur une plate-forme munie de trois vis calanies, ce qui permet de rendre verticale l'arète réfringente du prisme, De plus cette plate-forme peut tourner autour du centre du cercle, grte À une alidade mobile qui permet de mesurer les déplacements angulaires sur le limbe divisé. Enfiv, un collimateur € (424, H, 2) permet de faire tomber sur le prisme un faisceau de rayons parallèles.
Mesure de 3, — On met d'abord le prisme À peu prés dans ln position du mininum ; on pointe alors la lunette sur la fente lumineuse P, du collimateur, et l'on achève ainsi la détermination rigoureuse de la position du minimum.
On peut s'arranger de manière que le faisceau incident rase l'arête rélringente A (fig. 387), et s'y partage en deux faisceaux : l'un qui poursuit si roule recti-
Fig. 387. Fig. 388.
figne suivant AD, l'autre qui subit la réfraction suivant AL. Il sufit de pointer successivement sur les deux directions : la distance angulaire des deux positions successives de la lunette, comptée sur le limbe gradué, donne l'angle 5.
Mesure de A.— On fait arriver tout près du sominet du prisme le faisceau parallèle provenant du collimateur, qui se réfléchit sur l’une des faces (fig. 388), et l’on vise dans la lunette le faisceau réfléchi. Puis, laissant en place le faisceau incident et la lunette, on fait tourner le prisme d'un angle tel, que la deuxième face vienne se placer dans le prolongement de la position précédente de la première face : ce deuxième miroir coïncidant alors avec le premier, on retrouve dans la lunette le faisceau réfléchi. L'angle « dont on a tourné le prisme est égal à 180° — À. Il est directement mesuré par le déplacement de l'alidade*.
Cette méthode est due à Wollaston : c'est celle qu'emploient les minéralogistes pour mesurer les angles dièdres des cristaux. Nous l'avons citée précédemment (360) comme application des miroirs plans.
2 Cas des liquides. — Biot a appliqué la même méthode aux liquides. On prend des prismes creux qu'on remplit du liquide en expérience et qu'on ferme à l'aide de glaces à faces parallèles.
Quand ces glaces ne sont pas absolument parfaites, le procédé laisse à désirer
1. Voir Chappuis et Berget, Leçons de physique générale, tome W.
M. Macé de Lépinuy a indiqué nne méthode de correction pour ce genre d'erreur !,
3° Cas des gaz. — Diot et Arago cmployèrent la mème méthode, à l'aide d'un prisme creux formé d'un tube de vorre épais AB (fig. 389) dont les deux bouts, taillés en biseau, étaient fermés par deux glaces à faces parallèles inclinées de 145° : c'était l'angle réfringent du prisme, La cavité du prisme communiquait avec l'extérieur au moyen d'une tubulure à robinet terminée par un pas de vis. On pouvait ainsi faire le vide à volonté dans le prisme et y introdnire le gaz qu'on voulait étudier, après l'avoir purifié et desséché. La cavité intérieure comrmuniquait également avec une cloche en verre H, vissée dans le prolongement supérieur de la tubulure, Cette cloche renfermait un baromètre à siphon qui donnait exactement, dans chaque expérience, la pression du gaz intérieur.
Résultats. — [ls obtenaient ainsi l'indice des gaz, pris à une température et à une pression déterminées, par rapport à l'air atmosphérique. Us trouvérent que ce coefficient n'est pax conslant pour un même gas, parce qu'il dépend non seulement de la température et de la pression du gaz, mais aussi de celles de l'air ambiant.
Aussi cherchèrent-ils à déterminer pour chaque gaz son indice de réfraction absolu (c'est-à-dire l'indice pris par rapport au vide), dans les conditions normales de température et de pression, On nvait évidemment, en appelant n l'indice relatif ainsi déterminé, », et n', les indices absotus du gaz intérieur et de l'atmosphère ambiante,
Ta
n = — TA
Ils arrivérent à déterminer n, pour l'air ot les gaz, en combinant la mesure directe de n avec une loi empirique qu'ils exprimaient par l'équation ne" — À d
d densité du milieu d'indice absolu n,) et qu'ils énonçaient ainsi : le pouvoir réfringent des gaz est constant.
Cette loi s'est trouvée vérifiée par leurs expériences, puis par les expériences postérieures de Dulong, puis de Jamin,
Loi de Gladstone. — Une loi analogue a été étendue à toutes les substanres transparentes par MM, Gladstone et Dnles, 1ls ont trouvé
= constante
= constante,
Cette constante est caractéristique de chaque substance,
1. Macé de Lépinay, Mesure des indices de réfraction des liquides Journal de Physique, 1" série, 1. IX),