Voici la formule de cette liqueur iodo-bromurée
Alcool absolu (densité : 0,795). . . . . . . . . . EN cu Jodure d'ammonium. ,..,......... A0 €.
Jodure de cadmium . ...,.......... A0 €.
La plaque blanchit rapidement par suite dé la formation d'iodure d'argent : on doit la retirer lorsque lé bain coule librement à sa surface et ne forme plus de trainées huileuses.
& Pose, — L'exposition doit se faire tout de suite, car, dés que ln plaque est sèche, elle perd toutes ses qualités; elle est de 20 à 30 fois plus tongue qu'ane le gélatino-bromure d'argent.
3° Développement. — Pour faire apparaitre l'image latente, il suflit de projeter sur la plaque une solution de sulfate de fer additionnée d'acide nedtique, d'après la formule suivante :
Bal. ss sions das LL TRE + 1000 g Acide acétique cristallisable , , . . , . , . . . DS — Alcoo! à 367. . . "TETE NET “. 51 —
Sulfate double de fer et d'ammoniaque, . : » . HD —
L'image apparaît tout de suite !.
4° Firage. — 1 s'opère dans une solution d'hyposulfite de soude (20 pour 100) où de cyanure de potassium (2 à 3 pour 100).
On termine par un lavage soigné, puis la couche une fois sèche est recouverte d'un vernis protecteur.
luwanoue. — Les avantages du colladion humide sont, outre Le falhle prix de revient, la facilité d'emploi, la pureté et la transparence des images , et enfin la nature de la couche; celle-ci peut être facilement séparte du sup port dans le cas où l'on veut obtenir soit des assemblages de négatifs sur une méme glace, soit des inversions de sens qui sont indispensables avec certains procédés de tirage industriels.
507. Procédé au gélatino-bromure d'argent, — Ce procédé est maintenant d'un emploi général et c'est grâce à son extrême sensibilité que les applications de la photographie aux différentes sciences deviennent de jour en jour plus nombreuses et plus importantes.
Préparation de l'émulsion. — L'émulsion au gélatino-bromure consiste essentiellement en un précipité de bromure d'argent tenu en suspension dans de la gélatine. Ce précipité est obtenu par double décomposition, en-ajoutant du nitrate d'argent à une solution chaude de gélatine contenant déjà un bromure soluble. On élimine ensuite les azotates solubles à l’aide d'un lavage.
Maturation. — La sensibilité du produit oblenu est accrue par une opération toute particulière qu'on appelle la maturation; on la réalise en laissant vieillir l'émulsion, ou plus rapidement soil
1. Au cas où l'intensité de l'image ne serait pas suffisante, on ln renforce en la lavant à l'aide de la solution suivante :
Eau distillée, , 4. . . 2 0 5 0 00m 100 g Nitrate d'argent . . , . 1. 44. 4, 4. tu . 5 — Aleonl, .2 + à rue 0 ON EE 5 — Acide ncétique cristallisable, . . , . 4, 0: .. 5 —
On fait alors agir de nouveau le révélateur, mais sans laver à nouveau.
PHOTOGRA PITIE. 557
par la coction, soit par l'addition d'une petite quantité d'ammoniaque. Quel que soit le procédé employé, le maximum de sensibilité est oblenu lorsque le bromure, qui est blanc-jaunätre, est devenu vert par réflexion, sa coloration par transparence ayant passé d'autre part du jaune orangé au gris violet.
Préparalion industrielle, — Le coulage des plaques au gélalinobromure d'argent est fait dans l'industrie au moyen de machines spéciales, qui assurent une grande régularité de fabrication et une production considérable, Certaines machines peuvent couler facilement 20 000 à 30000 plaques du format 15/18 par jour !.
Pose. — La sensibilité du gélatino-bromure est supérieure de beaucoup à celle de tous les autres procédés; elle est due à l'emploi exclusif du bromure d'argent, émulsionné daus la gélaline.
Développement. — 1 est basé sur l'emploi de réducteurs énergiques : parmi ceux-ci on emploie principalement l'oxalate ferreux, puis l'acide pyrogallique, l'hydroquinone, l'iconogène, le paramidophénol additionnés d'un alcali*.
Dans la pratique on se sert de substances destinées à retarder ou tout au moins à empêcher la combinaison du réducteur avec l'oxygène de l'eau, et elles portent le nom de conservateurs.
D'auteurs substances, telles que les bromures el certains acides {citrique, formique, tartrique), constituent les retardateurs. Enfin, les accélérateurs sont destinés à accélérer la venue de l'image.
1° Développement à l'oxalate ferreux. — On prépare :
A Üxalatée neutre de polasse., 4. 5,4, 0 4,, 0 gp Pau diatillée, ist. > +,:,5 ete slns à s loge 100
k Sulfate de proloxyde de fer, . . , , . . .., 50 — RON Cum 2 alone mloud due 100 — Acide tartrique. . . : … . . . . » ... + « . » « 0,50
Pour l'usage, on verse 4 partie de B dans 5 parties de À, On ajoute au préalable une certaine quantité de bromure de potassium à 10 pour 100 proportionnée à la durée de l'exposition, En cas de pose normale, 1 à 2 gouttes suffisent. En cas dé manque de pose, on n'emploie pas de bromure, mais quelques gouttes d'une solution d'hyposulfite de soude à 1/1000.
1. Les plaques sensibles au gélatino-bromure sont parfaitement fabriquées dans l'industrie ét à un prix assez bas pour dispenser l'amateur du cette préparatian.
2 De nombreux corps appartenant à la classe des phénols diatomiques ou
triatomiques, des naphtols, des ammoniaques composées, jouissent dés mêmes propriétés.
L'image vient rapidement et on la retire du bain lorsqu'elle possède tous les détails même dans les parties les plus sombres et qu'elle a l'intensité voulue pour donner de bons positifs.
2% Développement à l'acide pyrogallique. — Dans ce cas, les produits suivants sont nécessaires :
A Acide pyrogallique en poudre.
B Sulfite de soude . . … . 45, 4 4. V9 Nm 5 g Bt, « > oce vsutyatenel « abilets ... 100 —
C Carbonuite de soude (du commerte) . : 2 : : . 25 — Eat, 4 « due à 8e ft le CORRE 100 —
D Bromure de potassium, , ,,.,.,u.,%. +. 10 — Ban, + Ces 00 #80 eV SIN 100 —
Par exemple, pour un cliché 13/18, on forme un bain avec
NA D rot nur PE nt 9 0,15 à 0,20 g.
BUT TENUE, à TNT ‘ 2% em * Dose nan ssste ot GE +. 9: gouttes.
BAM te arout. auto: codes ©: de dan res 80 cm?
Après un séjour de quelques instants dans ce bain, on ajoute la solution C par petites quantités jusqu'à ce que l'image vienne. On la laisse alors monter tranquillement, en ajoutant de l'aleali si les détails sont insuffisants ou du réducteur si l'intensité fait défaut,
Opérations subséquentes au développement, — 1° Firage.— Cette opération a pour but d'éliminer les sels d'argent non réduits par la lumière, On emploie pour cela une solution d'hyposaltite de soude à 20 pour 100. La plaque doit y séjourner jusqu'à ce que tout aspect laiteux de la couche ait disparu.
2° Lavage. — On procède ensuite à un lavage très prolongé qui a pour objet d'éliminer d'une manière absolue toutes traces d'hyposulfite de soude, La conservation des négatifs ne peut s'obtenir qu'à ce prix.
3° Alunage. — On emploie très souvent, après le flixage, un bain d'alun destiné à durcir la gélatine et à la rendre, imputrescible,
4° Séchage. — 1 doit s'eflectuer à l'air libre, à l'abri de la poussière, el à une température modérée, sous peine de faire fondre la gélatine. I dure de six à douze heures environ.
Séchage rapide. — H suffit de plonger une plaque dans l'alcool méthylique à 909 pendant cinq à dix minutes, puis de l'essorer, Un peut alors la sécher à une douce chaleur.
508. Opérations accessoires. — Retouche du négatif. — Si le négalif imanque de détails dans certaines parties, aucun correctif n'est vraiment efficace, puisqu'il faudrait reconstituer une image qui n'a pas été imprimée par ln lumière.
En ce qui concerne l'intensité du négatif, on peut l'angmenter on la diminuer d'une manière générale, si elle est trop faible ou trop considérable : la première opération constitue le renforcement, la deuxième le baissage.
Renforcement au mercure et à l'ammoniaque, — Le négatif, après avoir été bien lavé, est plongé dans une solution de bichlorure de mercure à 25 pour 1000, jusqu'à ce que l'image apparaisse complètement blanche. Un lave abondamment et on passé dans de l'eau légèrement ammoniacale, La teinte de l'image passe au brun foncé et acquiert une intensité remarquable. On termine par un bon lavage,
Baissage, — On prend parties égales d'une solution de ferricyanure de potassiam à 5 pour 100 el d'une solution d'hyposulfite de soude également à 5 pour 100, L'image descend d'une manière régulière et arrive au point voulu. On termine par un bon lavage.
Retouche artistique, — La relouche a pour but d'enlever tous les défauts provenant soit du sujet lui-même, soit du eliché, La rotouche se fait sur le cliché négatif, à l'aide d'un crayon bien taillé, et quelquefois d'un pinceau lorsqu'elle a besoin d'être plus accentuée. Lorsque la retouche doit se faire dans des parties noires du négatif lrop accentuées qui donneraient des blancs trop crus, on se sert d'une aiguille emwnanchée, qui permet de faire une série de points très légers ou de stries dans ces noirs à adoucir,
On fait cette opération à l'aide d'un châssis spécial dit à retouche (fig. 516), se composant d'une glace G inclinée à 4%, sur laquelle CS un miroir M renvoie la lu- Fig. 516.
mière du ciel; on peut ainsi par transparence bien juger de la valeur du cliché et des effets de la retouche.
La retouche se fait encore sur la gélatine elle-même, parfois sur le vernis, c'est-à-dire après avoir recouvert la gélatine d'un vernis préservateur, Si l'on voulait faire mordre le crayon davantage, on pourrait appliquer, à l'aide du doigt, une composition spéciale à base de colophane et d'essence de térébenthine,
509. Remplacement du verre comme support de la couche sensible. — Plaques pelliculaires et pellicules, — À côté de remarquables qualités de transparence et de planité, le verre présente des inconvénients sérieux : son poids, son volume et sa fragilité,
D'autre part, dans l'emploi de certains procédés dé tirage d'épreuves positives, il est nécessaire d'opérer par la face opposée à celle qui a reçu l'impression de la lumière, de façon à avoir finalement l'image positive dans le vrai sens. Aussi at-on cherché depuis longtemps à séparer facilement du verre la couche sensible, ou à couler celle-ci sur un support mince, léger et incassable,
L'interposition d'une couche de collodion normal entre le verre et la couche
sensible permet de détacher celle-ci avec la plus grande moitié: Les fige ainsi préparées s'appellent plaques pelliculaires. Les pellicules sont de nouveaux supports qui ont été és drstetle.
placer le verre : elles sont constituées par du papier, du colladion, du eelliloïd ou de la gélatine insolubilisée, Blles sont préparées en feuilles ou en rouleaux de grande longueur. Dans le premier cas, elles s'emplotent auieu dt place des glaces dans les châssis ordinaires, Dans le deuxième ens, elles nées sitent des châssis spéciaux, les chdavis à rouleaux (Ug. #22). ji.
Humanque, — Les différentes pellicules proposées résolvent Je probléme an point de vue de la transparence, de la légèreté et de lu non-fragilités mrais,suns le rapport de la planité, elles sont inférieures an verre, et il fout, dsns ln pr tique, employer des appareils spéciaux (extenseurs, ele,) pour leur donnéreette planité, Souvent aussi l'adhérence entre le support et la couché n'est. pas sutfisante, et, d'autre part, les matières qui constituent le support réagissent ler tement sur le bromure d'argent et en provoquent peut peu l'altéralion: Exvun
mot, la solution n'est pas encore tout à fait sûre et demande demunvenue perfectionnements,
510. Matériel et manipulations photographiques. — L'image est obtenue dans la chambre noire soit au moyen d'une simple ouverture très étroite, soit, plus ordinairement, au moyen d'un uhjectif,
{4° Photographie sans objectif. — Le premier procédé constitue la photographie sans objectif; il n'est que l'application directe de l'expérience classique de Porta sur la produetion des nnages par les petites ouvertures, Cette méthode devient pratique actuellement grâce à la rapidité du gélatino-bromure d'argent. Avec les anciens procédés, les durées d'exposition (qui varient encore de quelques secondes à plusieurs minutes) auraient été beaucoup trop grandes, étant donnée la faible quantité de rayons admis par des ouvertures qui n'ont que quelques dixièmes de millimètre.
Sans avoir une netteté comparable à celle des images oblenues avec les ohjecüls, les images oblenues dans es cotditions ont le précieux avantage de mètre nullement déformées et d'être également au point dans les différents plans,
Fig. #17. 2% Objectifs pholographiques el. dia-
phragmes. — Les objectifs photographi-
ques sont composés d'un où de plusieurs systèmes de lentilles qui
sout achromatistes à la fois pour les rayons violets et james.
Ils sont munis de diaphragmes mobiles d'ouvertures variées qui
permettent d'augmenter l'étendue du champ et ls profondeur de foyer (fig. 517 et 518).
On peut les classer d'après l'angle ombrassé : 1l varie de Ma 400 environ pour les objectifs ordinaires, de 409 à 60% pour les
objectifs dits demi grands angles, et de 609 à 1109 pour les objectifs dits grands angles.
La rapidité d'un objectif est définie à la fois par son ouverture et sa longueur focale principale !. On classe encore les objectifs en rapides où lents, suivant que leur aplanétisme (403) plus ou moins parfait permet de les employer à pleine ouverture ou diaphragmés,
Diaphragmes. — L'emploi des diaphragmes a pour objet d'éliminer les rayons périphériques ou trop obliques, et par suite d'améliorer l'aplanétisme de l'objeetif et la netteté de l'image.
Un diaphragme se compose essentiellement d'une ouverture circulaire plus ou moins grande. Tel est le diaphragme tournant de la figure 517, qui est un disque à plusieurs ouvertures, pouvant tourner devant la lentille d'un objectif grand angulaire
Fig. 518.
à court foyer et permettant de faire de très près les plus hauts monuments *.
On emploie fréquemment le diaphragme-iris (fig. 518, Let 11): il est formé d'une série de lamelles (1) qu'on peut manœuvrer de l'extérieur de manière à réaliser Loutes les variations d'ouverture, La figure 518 (Let 1) représente un diaphragme-iris vu de face et de côté,
Les diminutions de diamètre du diaphragme entrainent, par suite de la suppression d'une certaine quantité de lumière, des augmentations correspondantes dans la durée d'exposition. 1 résulte des lois générales de la variation d'intensité de Ja lumière que de temps de pose varie pour chaque objectif en raison inverse
1. D'après les décisions du Congrès international de Photographie (1889 et 1891), la valeur de la distance focale principale de l'objectif doit étre gravée sur la monture, et l'amateur doit l'exiger de L'opticien.