La colonne de mercure Fig
obéit si rapidement aux chan-
gements de la force électromotrice que, si l'on intercale l'électrométre dans un cireuil téléphonique, la colonne vibre comme le ferait la plaque d'un téléphone; et, comme ces vibrations se communiquent par réaction au support de l'appareil, si l'on applique l'oreille contre ce support, on enkemil alors \es sons musicaux où la parole articulée comme dans un récepteur Llehonane -
Théorre, — 1 faut considérer les actions qui ont pour siège Le ménisque M,où le mercure est en contact avec l'eau acidulée (fig. 807, 1). Lorsqu'on intercale entre « et p une force électromotrice, telle que celle d'un élément Daniell le ménisque M se polarise, c'est-à-dire qu'il y nait une force électromotrice capable de faire équilibre à celle de l'élément et d'empêcher le passage du courant", (Il faut seulement que la force électromotrice ne dépasse pas beau coup un Daniell, autrement elle n'est plus équilibrée : le courant passe et l'eau acidulée est décomposée.) La force électromotrice antagoniste ainsi développée est précisément égale à la force électromotrice 2, à lagnelle elle fait équlibre; on l'appelle force électromotrice de polarisation, D'autre part, be ménisque M est le siège de forces capillaires, qui ont pour effet de soutenir ln colonne A, laquelle, par suite de son poids, tend à sortir par la polnte capil: laire, On démontre que la résultante de ces forces équivaut à une pression k provenant de la tension superficielle, et qui aurait pour valeur
e étant le rayon du ménisque lhémisphérique M, et À étant la constante expil laire, laquelle dépend de l'état de ln surface mercurielle, Lorsque celle-ci polarise, À varie, et, ainsi que l'a démontré M. Lippmann, À est rme Jmétion continue de e, s'ensuit, d'après la formule [1], que h est également fonction de », Lorsqu'on ramène le ménisque à occuper toujours la même position dant
la pointe, on ramène le rayon 4 du ménisque à avoir toujours la même waleur: il s'ensuit, d'après la formule [1], que la valeur de h doit varier comme elle de À, c'est-à-dire que la pression à exercer sur le mercure est function de la force électromotrice e, C'est pour cetle raison que les pressions compensatrioo correspondent, comme on l'a dit plus haut, aux forces électromotrices qu'en intercale entre « el 3, el que l’on se propose de mesurer,
1. Nous étudierons plus loin ce phénomène, appelé polarisation den él
trodes.