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Fig. 1013.
dessus;
MÉTÈORES ÉLECTRIQUES. 1145
l'électricité qui se dégage du sol : c'est pour satisfaire à cette condition qu'on termine ordinairement la tige par une pointe de platine où de euivre rouge doré, afin d'éviter l'oxydation; 3° le conducteur ne doit présenter aucune solution de continuité depuis la tige jusqu'au so; 4° In communication entre lu tige et le sol doit être le plus intime possible; 5" si le bâtiment qu'on armé d'un paratonnerre renferme des pièces métalliques d'une certaine étendue, comme une couverture de zinc, des gouttières de métal, des charpentes de fer, on doit les faire communiquer avec le conducteur du paratonnerre,
Si les trois dernières conditions ne sont pas remplies, on est exposé aux décharges latérales, c'est-à-dire entre le conducteur et l'édifice, et alors lé paratonnerre ne fait qu'accroftre le danger, N faut se rappeler qu'un poralonnerre mal construit est plus dangereux pour un édifice que l'absence de paratonnerre.
1138. Paratonnerre Melsens, — On construit, depuis quelques années, d'après les indications de M, Melsens (de Bruxelles), des paratonnerres beaucoup moins volumineux que celui de Franklin, moins coûteux el qui paraissent au moins aussi efficaces.
Le paratonnerre Melsens est une application d'un principe d'électricité sta-
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Fig. 1013,
tique, démontré ci-dessus : c'est que, à d'intérieur d'un corps conducteur communiquant avec Le sol, ilne peul y avoir aucun effet d'influence électrostatique. Par suite, on soustraira complètement un édifice à l’action de la foudre en l'entourant d'une espèce de cage au de grillage métallique communi= quant avec le sol. On réalise ce dispositif en faisant courir tout le long du faite des toits et des angles des murs des conducteurs de fer, tous reliés les uns aux autres et mis en communication avec le sol par un grand nombre de points. A ce systéme de préservation on ajoute celui de Franklin, Pour cela, on arme toutes les intersections des conducteurs de gerbes de pointes fines en cuivre, qui constituent de petits paratonnerres à pointes multiples, par où l'écoulement de l'électricité peut se faire aisément, L'Hôtel de ville de Bruxelles, les abuttoirs de Ja Villette et l'hôtel Sévigné, à Paris, sont munis de paratonnerres Melsens, La figure 1015 représente une installation de ce genre.
1139. Aurore boréale. — On nomme aurure boréale, où plutôt aurore polaire, un phénomène lumineux extrémement remarquable, qui apparait fréquemment, dans l'atmosphère, aux deux pôles terrestres. Quand le phénomène se produit au pôle nord, on lui donne le nom d'aurore boréale; celui d'auvore australe lorsqu'il se manifeste au pôle sud, Il paraît résulter de nombreuses ohservalons faites à Melbourne et dans le nord de l’Europe que les aurores horéakes EL es
aurores auslrales sont simultanées.
EU NÉTÉOROLOGIE.
Description. — Nous extrayons du Traité de météorologie de MM, Decquer la description suivante d'une aurore boréale observée à Boussckop, eu Lagos norvégienne, à 70 degrés de latitude, dans l'hiver de 1858.
« Le soir, entre quatre et huit heures, ki boue qui règne habituellement 2e nord de Bossekop se colare à la partie supérieure, Celle Ineur devient mégrlim el forme un are vague, d'un jaune pâle, tournant sa cancavitd vops La bagne, et dout le sommet se trouve sensiblement dans le méridien smagnabtique,
« Bientôt des stries noirâtres séparent régulièrement Les parties lmnimenes de l'arc. Des rayons lumineux se forment, s'allongent et se enccmmressent los tement où instantanément, leur état augmentant où diminuant sensiblement. Les pieds de ces rayons offrent toujours la lumière la plus vive 1t forment tn
Fig. 1014.
are plus ou moins régulier, La longueur de enyons est très warides puit tom convergent vers un même point du ciel, indiqué par le prolongement de l'extrémité sud de l'aiguille d'inclinsison; parfois les rayons se praampnet jusqu'à leur point de concours, et figurent ainsi le fragment dune comgal lumineuse
« L'arc continue à monter jvers le 2énith, présentant, dans sx lueur, we ter vement ondulatoire, Parfois un de ses pieds, et mème tous los dieux, de donnent l'horizon. Alors los plis sont plus prononcés et plus natbewux, lnt n'est plus qu'une longue bande de rayons qui se contourne et sé spa en pl sieurs parties, en formant des courbes graciouses qui se raplient «ur aller mêmes el offrent ce qu'on appelle la couronne boréale, Méciat des ave variant subitement d'intensité, atteint celui des étuiles de premidne grade; les rayons dardent avec rapidité, les courbes se roulent et se déroulent comme les plis el rephs d'un serpent lg. A), Puis les rayons se colupents I lee est rouge, le milieu vel: Ve vesle const %a Miitihe am cale, Hier Févint diminue, Les couleurs disparaissent, ni Sa pen, D ire co. Saad onde
tement, »
La Commission scientifique du Nord à observé, en 200 jours, 150 aurores boréales : inais il parait qu'au pôle nord les nuits sans aurore boréale sont tout à fait exceptionnelles, en sorle qu'on peut admettre qu'il y en a toutes les nuits ; sculement elles ont une intensité très variable. Les aurores boréales sont visibles à des distances considérables du pôle ét sur une étendue immense. Quelquelois ane mème aurore boréale a été vue en même Lemps à Moscou, à Varsovie, à Rome, à Cadix.
la Rive, les aurores boréales sont dues à des ns les régions polaires, entre l'électricité positive de
négative du globe terrestre, électricilés
on n'obséerve qu'un seul arc-on-ciel ; smais le plus souvent it deux : l'un, intérieur, les couleurs sont vives; l'autre, extéui est plus pâle et dans lequel l'ordre des couleurs est renversé, Dons rieur, w'est le cpu <Ledenahe La a er on aperçoi ares-en-ciel ; la théorie imtique wo plus grand nombre, mais leurs couleurs sont si Rides qu'élles Là la vue.
C'est In décomposition de la lumière blanche du soleil au moment où elle
pénètre dans les gouttes de pluie ot sa réflexion sur leur fuce interne qui
uisent le phénomène de l'are-en-ciel. Ce phénomène s'observe en elfet dans
gouttes de rosée, dans les jets d'eau, partout, en un mot, où la lumière solaire pénètre dans les gouttes d'eau, sous un certain angle,
L'apparition de l'are-en-ciel et son étendue dépendent de la position de l'observaleur et de la hautour du soleil au-dessus de l'horison ; d'où l'on doit concluré que tous les rayons réfraclés par les gouttes de pluie et réfléchis sur leur concavité vers l'œil du spectateur ne sont pas propres à produire le phénomène, Ceux qui peuvent lui donner naissance ont reçu le nom de reyonx
kr
La lune produit aussi des ares-en-ciel, mais très pâles.
1141. Halos. — Les halos sont des cercles irisés qui apparaissent parfois autour du soleil et lui sont concentriques, Tantôt le halo est simple, c'est-à-dire formé d'un seul cercle ; tantôt il est double, c'est-à-dire formé de deux cercles. Dans les deux cas, la bande rouge est en dedans et la bande violette en dehors, pâle et diffuse. Le demi-diomètre apparent du petit halo est de 25, celui du grand de 46° (lig. 1015).
Les halos ont pour cause ln décomposition de la lnmibre solaire à travers de très petits prismes de glace dont certains nuuges sont formés. L'akromante
CLIMATOLOUGTE, 1149