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MESURE DES MASSES, DES POIPS ET DES FORCES

releve, afin qu'on puise les saisir avec des pinces. Une boite de poids de 1aboratoire contient d’ordisaire plusieurs séries de quatre poids :

/ Série des uni- , tés. . . . . 2poidségaux à 1° {p.égalà 9. 1p.égala 5. Poids Série des di-

moyess. æmines . . . 2 — à 105.1 — à Dr. 1 — à 50. Série des cen- | taines. . .? — 100.1 — à 20. 1 — Àà50%

N est facile de voir que chacune de ces séries fournit, par une association œavemble, tous les poids de 1 jusqu'à 9, et leur ensemble tous les poids épais 15 jusqu'à 999. On a trois séries analogues pour les petits poids marqués, qui permettent toutes les combinaisons de poids depuis 05,1 jusqu'à 0,001.

Reuaques. — I. La plupert des poids marqués qu'on trouve dans le commerce et dans les laboratoires ont été gradués en grammes-poids et non en grenmes-masse. Maïs, coinme l'unité de masse C. G. S. est précisément la meme d'un corps qui pèse 1 gramme-poids métrique, il s'ensuit que les poids mirqés, graduës en gramme-poids, pernettent de déterminer directement les

masses des corps pesés. 1. Tous les poids inarqués sont censés échantillonnés dans le vide : cela veut

dire qu'ils n'ont réellement leur valeur inarquée qu'à la condition d'être emnployes dans le vide. Or, comme on fait toutes les pestes dans l'air, il en résulte une diminution dans la valeur de chaque poids marqué, à cause d'une poussée verticale qne l'atmosphère exerce sur tous les corps qui y sont plongés.

& Conditions de justesse. — Une balance ne peut servir à peser les corps avec exactitude qu'autant qu'elle est à la fois juste et sensible.

Définition de la justesse. — Une balance est dite juste, lorsque son fléau se maintient en équilibre, les plateaux étant vides ou chargés de poids égaux.

Énoncé des conditions. — Il y a deux conditions de justesse, nécessaires et suflisantes :

L Le centre de grarilé de la partie mobile (fléau, plaleaux et accessoires) doit étre sur la verticale du point de suspension quand le fléau est en équilibre;

Il. Les deux bras du fléau doirent étre rigoureusement égaur.

Démonstration. — Si l'on concoit un plan vertical qui passe par l'axe de symétrie du fléau, ce plan coupe les arêtes des trois couteaux aux points 0, m, n (fig. 79). Le point o est appelé point de suspension; les points m et n, points d'attache, C'est en ces points que doivent passer les résultantes du poids de la partie mobile et des poids placés dans les plateaux. Les bras du fléau sont les distances om et on.

Supposons les conditions de justesse remplies. On voit d'abord que, si les plateaux sont vides, Je fléau n'est sollicité que par une seule force, le poids & de la partie mobile. Ce poids est appliqué

au centre de gravité G, et il n'a d'autre effet que d'appuyer le fléau sur son support. On dit qu'il est détruit par la résistance du support. Le fléau se maintient donc nécessairement en équilibre.

Si les plateaux sont

m____ ul a n n Chargés de poids PRO Sa ER ir ipaeritee | ] égaux P, le fléau est G soumis à trois forces

| parallèles. La force a

r passe toujours par le point o. Les deux forces P ont une résul-

Fig. 79. tante parallèle, égale

à leur somme et appli-

quée aussi au point o, puisque ce point divise en deux parties

égales la distance mn de leurs points d'application. Toutes ces

forces sont donc détruites par la résistance du support, et le fléau se maintient en équilibre.

Rewarques. — [. Utilité des couteaux. — | ne suffit pas que les bras du fléau soient égaux pendant qu'il est en équilibre, il faut aussi qu'ils restent égaux pendant ses oscillations. C'est pour satisfaire à cette condition qu'on fait reposer les plateaux sur deux prisines, dont les arètes vives constituent, dans toutes les inclinaisons du fléau, les points d'attache des plateaux.

Il. Condition de commodité. — A ces conditions on ajoute ordinairement la suivante : le centre de gravité de la partie mobile duil être au-dessous de l'arête du couteau. Mais ce n’est pas, à proprement parler, une condition de justesse; c'est plutôt une condition de commodité. Si elle n'était pas remplie, la balance n'en serait pas moins juste, maïs elle ne serait pas d'un usage comanode. En effet, si le centre de gravité était au-dessus de l’arête de suspension, le fléau ne pourrait prendre qu'un état d'équilibre instable (54), très difficile à établir et très facile à rompre. La moindre trépidation suffirait pour faire trébucber le fléau, inème dans le cas où les plateaux seraient chargés de poids égaux : on dirait alors que la balance est folle. Si le centre de gravité coincidait avec l'arète du couteau, l'effet de la pesanteur sur le fléau se trouvant détruit dans toutes les positions qu'on lui donne, il ne pourrait pas osciller, et ne ferait que prendre brusquement l'inclinaison maximum du côté où l'on mettrait le moindre excès de poids.

Si, au contraire, la condition précédente est remplie, il en résulte deux avantages : 1° quand les plateaux sont vides ou chargès de poids égaux, le fléau se maintient dans un état d'équilibre stable : on est toujours sûr de l'y amener au bout d'un temps plus ou moins long, qui dépend de la sensibilité ; 2° quand les poids sont inégaux, le fléau penche vers le plus grand poids et il prend une nouvelle position d'équilibre, dont l’inclinaison est à peu près proportionnelle à la différence des poids.

5° Conditions de sensibilité. — Définitior de la sensibilité. — On dit qu'une balance est sensible, lorsqu'elle accuse par une notable

inclinaison du fléau une faible différence entre les poids qu'on veut comparer.

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